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21 janvier 2012

Ouverture, fermeture

Deux voix en simultané.

Celle qui chante l'ouverture à nouveau du champ de vision, ce grand bleu, grand soleil, grand vent.
Ouverture des yeux, des oreilles, des pores de la peau.
Ouverture du coeur.


Et celle qui pleure.
Restriction, deuil, destruction.
Manque. Faim sans faim.
Ventre comme un poing serré.
Larmes retenues et qui brûlent les yeux de l'intérieur.
Aujourd'hui, dans un cadre adapté, je vais tâcher d'ouvrir les vannes. Car cela me pompe une énergie fabuleuse que de retenir ce qui veut sortir. Ça devient urgent.

Il faut bien "évacuer les gravats".

6 novembre 2011

Nettoyages (3)

Décidément, c'est le thème du moment !
J'ai participé ce week-end à un stage destiné aux professeurs de yoga sur le thème d'apana, le souffle qui permet l'élimination ou le recyclage de l'énergie.
C'est un souffle évidemment essentiel, puisque, sans élimination régulière, on est vite dans l'accumulation, l'engorgement. La grève des éboueurs !

Donc nous avons passé deux jours à creuser cet aspect sous tous les angles : la physiologie, les postures, le souffle, les relations aux autres et à soi-même, la philosophie, le chant, la méditation.

C'est à la fois enthousiasmant, et tellement difficile. 
Tant d'habitudes à questionner, tant de ces petites accumulations quotidiennes à regarder d'un autre oeil. De quoi puis-je me passer maintenant dans ces habitudes qui, bien que rassurantes et justifiées un jour, sont devenues inutiles, et m'encombrent. Et pour cela, quel support plus juste, quelle nouvelle confiance puis-je trouver.

Dès mon retour, j'ai pris quelques mesures concrètes : 
  • Supprimé de mon téléphone portable tous ces petits messages gardés car ils témoignaient de ces jolis moments particulièrement réussis, où, même par sms, on sait qu'on est en lien, de cœur à cœur. Je ne les oublie pas pour autant, mais c'est un moyen de ne pas rester focalisée sur ce qui est passé, d'être attentive, présente, à ce qui se passe maintenant, dans la relation.
  • Effacé de mon blog privé ce qui témoigne de ces moments de ras-le-bol où "on jetterait le bébé avec l'eau du bain", ou, au contraire, on s'accrocherait là encore à ce qui s'est passé une fois pour en faire un cas général. Du balai, pour trouver la place de la fluidité, là encore.
  • - De manière plus globale, prévu de renforcer encore ma vigilance sur la justesse des relations. Trouver la juste distance, ou la retrouver quand elle est perdue, me nourrir de la joie qui découle des vrais contacts, sans en devenir dépendante.  Prêter attention aussi à ce pas proposer de l'aide à qui n'en a pas ( plus) besoin ou envie.
  • - De manière plus concrète encore, rangé ma cuisine, fait descendre le niveau des bacs à linge bien pleins après une absence d'un week-end entier, traité tout un tas de paperasse administrative en souffrance. Du courrier à faire partir dès demain matin, et en moins un tas de ces petites culpabilités quotidiennes qui finissent par devenir des montagnes de culpabilité dans les moments de fatigue, de blues.

 Je file dormir, car la semaine de travail reprend dès demain. Mais quelle bouffée d'oxygène que ce nettoyage d'automne :-)

2 novembre 2011

Nettoyages (2)

Je continue les nettoyages.
Je traite les messages personnels laissés de côté ces dernière semaines, et là, je viens de nettoyer mon blog : finaliser ou jeter les brouillons de messages, ébauchés depuis un an environ. Au passage, quelques nouveautés ;-)

1 novembre 2011

Nettoyages

Il était temps aujourd'hui.
Temps de m'occuper de mon intérieur, au sens propre et au sens figuré.

Manger des fruits et légumes, seulement, compote de pommes et potimarron.
Marcher sous la pluie après l'or d'hier,
et ranger la maison.

Et après tous ces efforts, une sieste immense.

11 août 2010

Nettoyages ( suite)

Il y avait un serpent lové à l'intérieur.
Noir, méchant.
Comme les anguilles d'un Miyasaki ( le sortilège de Princesse Mononoké)
Le toucher l'a réveillé, le combat était violent.

Il a fallu trouver des chemins pour le faire partir.

Bouger.
La posture du poisson.

Puis les paumes des mains, les plantes de pieds, et la nuque pour évacuer la fumée blanche. C'est comme s'il était parti "en poudre".

Retrouver de la lumière, apprécier la douceur dans de longues expirations.
Paix retrouvée.

5 août 2010

Nettoyages

Je ressors de mes nettoyages solitaires d'été.
Des m3 vidés, triés, rangés ou à donner.
La poussière aspirée, lavée.
Un peu d'espace où l'énergie se meut plus librement.
Il y aurait encore à faire, mais je m'autorise à profiter d'une pause.

Alors, hier, je me suis dit qu'il fallait peut-être passer à l'intérieur.
J'ai tenté un jeûne, et buté sur l'obstacle. Je n'ai tenu que 15 heures...
L'obstacle n'est pas physique. C'est la peur du vide.
C'était salutaire de le sentir. De quoi travailler.

En attendant, j'ai décidé de limiter le remplissage. Moins pour les kilos que pour l'obscurité à l'intérieur.
Depuis ce midi, j'apporte mon déjeuner au bureau ;-)
C'était bon, suffisamment copieux, le juste nécessaire : demi-melon, lentilles aux carottes, tomate, polenta aux épices. Suffisamment de tisane aussi.

Tenir la distance, maintenant.

30 juillet 2010

Brasser le passé

Jour d'anniversaires.
Il y a douze ans, je faisais connaissance avec mon fils.
Son regard d'alors. Sa voix grave aujourd'hui.

Il est dur et doux d'être loin de ceux que j'aime. Dur de ne pouvoir les serrer contre moi, faire la fête avec eux.
Doux d'être seule. Luxe de pouvoir dormir en plein jour. Luxe de pouvoir entreprendre à mon rythme et sans interférences ces grands rangements qui ne peuvent être réalisés sinon.

Dur de vider. Trier, choisir, écarter ou élire.
Doux d'essayer toutes ces peaux successives dont certaines sont encore moi, peut-être plus moi que jamais. D'autres juste de vieilles peaux mortes.
Seule, sans l'interférence d'un autre regard.

Brasser les souvenirs sans nostalgie.

Et demain, à la lumière, conclure la séquence.
Boucler les grands sacs qui quitteront la maison.
Nettoyer et ranger ce qui restera.

Faire de la place au présent.

25 juillet 2010

Recette

Laver à grands sauts dans les vagues,
récurer au vent
polir au sable fin,
macérer au soleil
décanter sous les pins
essorer aussi.

Voir les abîmes à nu, dans les miroirs aimés.

Bientôt la prochaine étape,
solitude.