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30 décembre 2011

2011

2011, une année de surprises.
Rien de changé, et du changement pourtant. De ceux qui ne font pas de bruit. 

Continuer sur ma voie professionnelle, de plus belle, dans ses trois manifestations, de l'individuel au très collectif. M'offrir de rencontrer ceux dont je rejoins la tribu, petit à petit.
Passer la quarantaine comme un cap de bonne espérance. Tempête et renouveau.
Tenter de lâcher du lest.
Espérer et désespérer, parfois aussi, mais ne pas rester à terre.
En rire parfois, et parfois pleurer amèrement.
Apprendre et oublier.

La relation, comme trame de recherche. Ouverture, espace libre, partage.
Confiance, absence de peur de l'autre, acceptation de l'altérité.
De si belles rencontres cette année. Dans le réel et ici, qui n'est pas un espace si virtuel...Parfois les deux :-)
Et pourtant tant à changer encore pour que chacune de mes relations soit vivante.

L'amour, l'amitié, la mort.
Le goût de la joie, même au cœur de la souffrance, comme une liberté entrevue.


Parfois en sortir, parfois m'y accrocher plus encore.
Montagnes russes.
Je ne peux dire que ma bonne résolution ait vu un quelconque progrès, sauf peut-être celui de ne plus nier le problème.


Et 2012 ? Continuer à apprendre à vivre, à agir certes, mais à vouloir moins, à laisser faire, laisser être.
Et pour cela, me laisser le temps du silence, celui qui ensemence la vie.

Et vous ?

15 juillet 2011

Juste par l'oreille

Quand son ami avait évoqué ses questionnements, je lui ai proposé spontanément de nous mettre en lien.
J'étais déjà au téléphone quand il a appelé, j'ai eu le sentiment que nous nous connaissions déjà, mais non. Nous avons repris rendez-vous à un moment plus approprié, dans cet endroit si propice à dénouer et tisser autrement.

Il m'a raconté son parcours. Ce besoin intense de devenir lui-même. Ses dernières expériences et leur fin brusque. La manière déterminée dont il s'attachait à développer son activité en solo à présent.
Je ne voyais pas bien quelle était sa difficulté. 

Donc j'ai raconté mon propre chemin. Là où j'en étais, avec ce qui apparaît ces derniers temps. Comment mes nouvelles compétences se conjuguent aux anciennes, ce dont je ne rêvais même pas. Et ce havre de paix, à côté, ces moments tellement privilégiés où je pose mon propre cadre. Comment je ne me pose plus la question de demain, tant aujourd'hui est plein de sens, et parce que je sais être sur ma route.

Nous avons échangé plus finement sur nos pratiques. Des différences, certes, et en commun cette recherche de liberté pour nous, pour ceux qui font appel à nous. 

Puis nous sommes revenus sur son amertume. Sur le fait que la confusion des cadres ne pouvait se terminer autrement.
Nous nous sommes promis de rester en lien.


Je comprends pourquoi ils sont amis. Tant de finesse, tant de générosité.
Une belle rencontre.

26 août 2010

De la difficulté d'être portée

Choisir une complice,
se placer face à face à une assez grande distance,
en me penchant poser mes paumes sur celles de ma comparse.

D'abord prendre contact, "se flairer".
Trouver la bonne distance, ajuster la position des bras.

Puis démarrer le jeu.

Me laisser porter.
Écouter mes tensions, mes blocages.
Le bassin, les épaules.
Laisser infuser, débloquer.
Débusquer l'émotion et la laisser être.
Celle d'oser se reposer, d'en être digne.
Savourer le temps d'un instant.

Puis porter.
Donner mon poids pour accueillir celui de l'autre.
Être fiable et vivante à la fois.

Puis expérimenter le partage. Trouver un équilibre juste
respirer ensemble,
s'étirer ensemble
esquisse de cathédrale.


Observer les autres expériences.
Les pieds, les hanches, les épaules, les visages.
Lire des histoires de vie et admirer ce qui s'exprime, ce qui bouge.