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27 décembre 2011

La juste balance

Chercher la juste balance, entre donner et recevoir,
car donner trop, c'est parfois vouloir prendre.

Chercher la juste balance, entre écouter et dire,
car écouter trop, c'est parfois la porte ouverte vers l'amertume.

Chercher la juste balance, entre dire et se taire,
par parler trop, c'est fuir le silence.

Chercher la juste balance entre dire, et être ,
car à trop parler on s'y perd.

Parfois, à trop chercher la juste balance,
on perd la justesse ...

Poser les plateaux, lâcher la balance, respirer.

26 décembre 2011

Les couleurs

L'air de la mer, qui nettoie magnifiquement des remugles intérieurs. Défait les tensions du plexus.
Le bruit des vagues qui efface les ardoises.
Les couleurs qui appliquent comme un baume d'émerveillement.
bleu vif du ciel
jaune éclatant des citrons et du mimosa,
bleu profond de la mer
vert intense des pins
mauve et rose légers du soleil qui décline
colline du violet de l'intérieur d'une figue
incendie du crépuscule, qui tend à présent vers le prune et l'abricot.

J'ai repris l'appareil photo, et l'enthousiasme est revenu.


Envie de partager ce bonheur intense.

10 novembre 2011

17 août 2011

Devant témoin

Il y a ceux qui me mettent devant les pourquoi. Ça me gave. Condescendance en prime, ça m'horripile.

J'étais inquiet pour toi, m'a-t-il dit hier.
Comment vas-tu faire pour ne pas replonger, me dit-elle ?

Je crois que je ne sais pas bien. C'est ce qui a fait mon blues de reprise. Et là, l'excitation revient. Pas bon du tout, comme indicateur. Les pensées, les nuits écourtées, le travail à n'importe quelle heure, n'importe où.
N'importe quoi, surtout !

Prends soin de ta vie, me souffle ma petite voix. Car sinon, avec ta passion, ça va reprendre toute la place, tu n'as pas ce pouvoir, pas cette force, à toi toute seule.
Accepte ton impuissance pour trouver ta juste place.
Prouve que tu peux le faire pour toi, déjà. 
Ce n'est pas égoïste d'être exemplaire. C'est sain. Et bon.
Si le système est malade, ne devient pas malade pour le sauver, essaie à ta mesure et sache renoncer au bon moment.

L'écrire ici pour prendre cet engagement envers ma vie, devant témoin.

27 février 2011

Ce matin-là


Non, le soleil n’était pas éteint. Ce ne serait pas cette fois-ci.
Le cocon autrefois douillet se faisait trop serré pour nos ailes déployées. 
Temps  de bâtir un nouveau nid … 
Si difficile de changer les habitudes. Probablement plus que de renoncer. 
Et pourtant.

La foi  et le courage de traverser le feu.

23 janvier 2011

Faire face

Le silence, comme miroir.
La question de ce qui est prêt, et de ce qui ne l'est pas.

La réponse, immédiate.
Le coeur : prêt.
Le mental grimace et fronce le sourcil, peur de perdre son pouvoir, comment contrôler encore si la place est laissé à autre chose?
Et le ventre ? pas trop enthousiaste même si pas hostile. Pas un refus, mais une peur diffuse de ce qu'il faudra lâcher dans ce voyage intérieur.


Œuvrer en s'appuyant sur la confiance en ce qui porte, sur le courage de changer ce qui doit l'être, et la mémoire de ce qui a déjà été traversé.


La respiration qui a du mal à s'ouvrir, et une tristesse diffuse qui envahit la place, une tristesse sous-jacente qui n'ose pas prendre sa place d'habitude.


C'est bon de faire face, même si ce n'est pas confortable, car partir de là où l'on est vraiment, c'est bien la seule manière d'avancer...

31 octobre 2010

Tangram


La posture, pour moi, se présente en premier lieu comme un casse-tête chinois de mon enfance, le tangram.

Quelques pièces lisses et noires, chacune de forme différente, qui permettent à construire une foultitude de figures différentes. Rien que de très facile en apparence, très difficile en pratique.


Donc, la posture, c’est d’abord une recherche. Celle de la détermination à approcher de la forme, avec mon corps tel qu’il est aujourd’hui. Conscience de chaque partie déjà connue, essai de précision. Sortir du connu pour trouver une autre manière d’assembler l’ensemble. J’ai parfois l’impression que la mise en place d’un élément ébranle tout le reste, le « met en danger ».


Et puis il y a un moment où il faut lâcher le combat de la recherche de perfection pour écouter ce qui se passe, en souriant. Écouter là où ça passe, et là où ça ne passe pas. Ajuster à partir de ce qu’on ressent, et qui sera propre au moment, pour trouver du confort.


Puis accepter à un moment de lâcher la machine à comparer, pour juste ressentir. C’est alors que, parfois, au détour de la posture, naît parfois une nouvelle sensation, un morceau du corps qui se révèle, devient sensible, plus vivant.

Quelque chose d’inconnu, de neuf, de beau et de dérangeant à la fois.

Et ça tombe bien, des postures, il y en a des milliers ;-)


30 octobre 2010

Méharées




Au creux de l'immensité,
jeux de reflets,
jeux de miroirs,
chaque pas teste la confiance,
en soi, en l'autre, au Tout.

Les chemins se reconfigurent sans cesse
dans l'immuable,
Ciel, sable, et eau,
confondus, reliés.

Et eux, petits êtres perdus,
trouvés.

26 septembre 2010

Les digues

Des digues qui lâchent, effondrent le dos, emportent les sanglots.
Laisser faire, ne rien retenir, comme le dit Bashung.

Attendre que le plus gros soit passé en s'occupant les mains à autre chose.
Observer, un peu à l'abri sur les hauteurs.
le flux...
le reflux.

Dans les débris retrouver les petites choses mal digérées de ces jours derniers.
au milieu du reste, des choses très belles aussi.

Souffler pour remettre toutes choses à leur place, ensemble et sans jugement.

"Petit à petit ses mains repoussèrent. Ce furent d'abord des mains de nourrisson, d'un rose nacré, puis des mains de petite fille et enfin des mains de femme."
Femmes qui courent avec les loups, Clarissa Pinkola Estes, p539.

Mickael Kenna : Moai, Study 13, Rano Raraku, Easter Island, 2000

4 août 2010

Autrement

Comme c'est difficile...
...de persévérer au milieu du gué plutôt que chercher autre chose
...de ne pas chercher ailleurs ce qui ne peut être qu'intérieur
...de ne pas remplir le vide qui s'installe, mais de le contempler
...de ne pas ressasser, rêvasser, peurs et rêves stériles
...de jouir de la vie, là.

Faire autrement, c'est une chose, mais être autrement ...

Observer, accepter, ce premier pas.

4 juin 2010

Les opposés

Toucher du doigt, vivre dans mes tripes, combien l'envie de changer est un obstacle au changement. L'Obstacle?
Avec le sempiternel refrain de l'envie de (trop?) bien faire , obstacle à l'action.

Juste( ?) lâcher, lâcher encore. En mobilisant, à l'opposé l'envie de vivre, enfin.

25 mai 2010

Etre là

Des nouvelles grises puis noires, tout autour, tombent en formation serrée.

Être là, à l'écoute, sans se blinder mais sans céder à la peur non plus.
Aider comme on peut.
C'est si peu.

Et espérer sans illusion.

18 mai 2010

Eclater les coquilles

Éclater les coquilles surannées, pour trouver de nouveau un espace de tous les possibles.

Au cœur la certitude que je ne sais pas, n'ai pas ,ne suis pas autre que ce qui se passe là, vraiment là.

Éprouver la peur des grands fonds et des hauteurs, et en rire, car pourquoi pleurer ce qui est, plutôt que le vivre pleinement, et faire ce qui est juste, ce que je sais faire, ce qui me comble de joie.

Chaque matin décider de passer la meilleure des journées, et voir s'accomplir ce petit miracle d'échapper au tournis ridicule et ressassant.

Recommencer demain, et toujours.

Jusqu'à ce que le pli soit pris de ne pas en prendre, autant que faire se peut.

Petite prière du soir

11 mai 2010

Laisser des traces

Laisser des traces, pour tenter d'être quelque part, à défaut de savoir être ici, entreprise insensée.
Le reconnaître, comme un presqu'ancrage dans la réalité. Epaules qui tombent de soulagement.
Appeler la douceur au cœur, pour y trouver un soupçon de lumière.
Le souffle comme un apaisement.
[]

1 mai 2010

Equilibre vivant

Nostalgie de ces quelques jours au vert.
De la terre, du temps donné à ce qui est.

Quand le souffle se fait court, écouter le cœur qui bat fort, et prendre le temps de l'apaisement.
Leçon de vie de ne pas forcer ce corps, ce cœur, enfin, de profiter de la pause pour être dans ce que je vois, admirer la grâce de ce qui est, et me réjouir immensément.

Alors, maintenant, il me faut sortir de la nostalgie de ce qui n'est plus, et trouver cette pause, cette joie ici, sans le vert acide qui éclate de santé, sans toutes les nuances de gris des montagnes, sans les bouquets de mariée des cerisiers sauvages, et les merveilles discrètes des orchidées.
Sans la brise aux senteurs de thym.

Le retrouver dans les battements de mon cœur.
Exercice tellement difficile.
Et pourtant ai-je un autre choix ici et maintenant ?

24 avril 2010

Les enseignements de la semaine

Rien que des évidences, et pourtant...

Dans le chapitre des ressources :
- Une sieste au soleil peut suffire à recharger mes batteries épuisées.
- La beauté, le silence me nourrissent.
- L'activité physique est un excellent remède pour moi contre les idées en boucles.
- Donner c'est recevoir et inversement.

Et dans les points de progrès :
- Accompagner quelqu'un sans mandat clair est source de confusion pour moi.
- Manger dans une atmosphère conflictuelle m'est une vraie souffrance.
- Il me faut apprendre à me taire, encore et encore.

10 avril 2010

L'humour

L'humour c'est rire quand même.