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11 novembre 2011

Vignettes d'enfance

Dans les cadeaux du moment, il y a ces moments de joie d'enfance où tout pétille.

La joie d'être intensément sérieuse tout en jouant, en créant.

Hier, monter cette réunion avec R. où nous allons croiser nos savoir-faire pour construire quelque chose d'encore inédit.
R. a toute l'apparence d'un homme sérieux.  Sous sa discrétion c'est un homme brillant, inventif, direct, passionné. Nous nous étions croisés à une réunion, je ne me souviens plus exactement comment nous avons commencé à parler, mais en moins de trois minutes, c'était parti, on avait déjà échangé tout ce que nous faisions, nos projets, nos idées, notre vision. Pas besoin de se voir beaucoup pour partager.
Donc hier, nous profitons du trajet en voiture pour construire notre atelier. Nous coupant la parole tant les idées se bousculent, et riant d'avance de notre farce au système. Quelques coups de fil pour mettre dans la confidence celui qui nous aide discrètement et en rit avec nous. 
De vrais gamins.


La joie de l'échange sans ombre

Je me souviens encore de ce petit garçon rencontré le premier jour de maternelle. 
Jour de deuil de la liberté. Je ne savais pas encore à quel point...
Et pourtant, tant de fraicheur, de grâce, dans ces jeux partagés. Pas de trace de son nom, ni de son visage, juste cette sensation de simplicité qui avait fait s'envoler mon chagrin. 
Je retrouve ça par instant dans ma fratrie de cœur. Ça me questionne parfois, tellement de bonheur, et puis je lâche et m'abandonne à la joie. 
Au fond, les sujets importent peu car il s'agit d'amour, celui qui donne et n'attend rien.

Tellement doux. Dans cette vie où je me malmène encore un peu, trop.

10 novembre 2011

31 octobre 2011

Ce que j'aime partager

Ce que j'aime partager, liste à la Prévert
  • l'émerveillement devant la beauté, la vie
  • les saveurs qui éveillent les papilles
  • ce qui touche et rend intensément humain,
  • le silence, quand il est plein
  • ce que je sais faire
  • le rire
  • les larmes
  • les rencontres
  • la joie
  • les petits moments doux
  • ce que j'ai reçu
  • les découvertes
  • ce qui fait sens pour moi.
Et vous ?

L'or

L'or des arbres, sous le soleil encore chaud. Le seul or qui me fasse rêver.

Du temps pour en profiter, merveille.

Alors j'ai lu au soleil ce matin, dans le murmure des fontaines du Parc de Belleville, avec cette vue grandiose sur Paris qui me fait presque oublier l'absence de mer à l'horizon.

Je me suis baladée tout à l'heure dans les sous-bois du Père Lachaise, dans l'ambiance presque festive qui y règne, touristes prolixes, enfants faisant craquer les feuilles, et quelques vieux, ça et là, s'occupant des tombes avec application.

J'ai arpenté les ruelles de ma colline, observant tout ce qui fait son charme, cet empilement de styles, toutes ces approximations qui font la ville si vivante, et les visages, surtout, de toute sorte.

J'ai pris ce temps que je ne prends plus assez, heureuse, et en même temps bousculée par cette liberté inédite...

16 octobre 2011

la brume

La brume du manque de sommeil, chronique.
L'effort de rester là parce que tout est tellement intéressant, varié, riche.
Parce que tout cela, je l'ai tellement désiré que d'y renoncer un instant serait impossible.
Et pourtant.

Tout ce travail qui porte ses fruits. Matérialiser petit à petit le rêve d'un monde où l'écoute est possible. Où les problèmes sont entendus, où les solutions se construisent ensemble. Utopie. Et pourtant des pas sont réalisés. Ils se voient, ils font envie à d'autres d'y aller aussi. Ça a l'air tellement mégalo, je sais. Et pourtant.

Assister hier à cette séance si intense et respectueuse, les larmes de soulagement, et ce silence, entre elles, et dans la salle. Si beau moment.
Discuter avec S. de la manière dont elle vit  différemment l'expérience du lien avec ses clients en thérapie , et lui faire un retour circonstancié de ce que je vis quand je vais la voir. Déjà tant d'années. Si peu de fois.
La séance de ce matin avec H., long périple vers la libération. Le fil de ma voix, confiante, pour qu'elle puisse trouver comment faire le pas d'après. Sortir de l'enfermement. J'étais épuisée. So grateful too.

Les larmes d'I. hier soir. Dans cette si jolie fête de famille de cœur.  Je m'y étais sentie accueillie dès le premier instant, il y a quatre ans maintenant. Faire partie de cette bande là.

Tous ces sommets. Trop peut-être ces derniers temps. Ivresse du manque d'oxygène. Besoin de redescendre.

29 septembre 2011

Porter, être portée

Il y a plus d'un an, j'expérimentais dans mon corps combien il était difficile de se laisser porter. 

Ces derniers jours, alors même que les nuits s'assèchent et que les journées deviennent aussi longues que la traversée d'un désert brûlant, je vis dans mon équipe, tour à tour,  le bonheur de porter et celui d'être portée. 
Des regards attentifs, des messages bienveillants, un déjeuner paisible, de vrais éclats de rire. 
Ce que je rêvais commence à venir.
(et on bosse dur , on entraîne du monde avec nous, on fait des émules !Quand je vous dis combien j'ai de la chance...)

Oui, le rêve est le chemin.

Je vous laisse, mon oreiller m'appelle ;-)

13 septembre 2011

Profondeurs

Dans les profondeurs, l'eau est lisse et lourde du temps qui ne passe pas.
Le secret des courants planétaires et de leurs habitants cachés la parcourent de leurs stries.
Seuls les tsunamis la dérangent parfois, battement de cil.


J'aime cette eau lourde où le bleu devient noir. Où la lumière est silence.  Gigantesque mémoire de ce qui n'est pas connu ailleurs.
J'ai confiance dans ce qui s'y prépare s'accumule et se recycle, à l'infini.
Là-bas, une plage. Et parfois le cadeau.

30 octobre 2010

Méharées




Au creux de l'immensité,
jeux de reflets,
jeux de miroirs,
chaque pas teste la confiance,
en soi, en l'autre, au Tout.

Les chemins se reconfigurent sans cesse
dans l'immuable,
Ciel, sable, et eau,
confondus, reliés.

Et eux, petits êtres perdus,
trouvés.

23 août 2010

Ne pas oublier même quand l'automne sera venu

... la lumière au cœur.
Celle qui unit au-delà de tous les a-priori...

10 juin 2010

Le possible et l'impossible

Je butte sur l'impossible, je rage, je m'obstine, je sèche.
Complexité qui ne veut donner un fil à tirer pour la résoudre.

Et puis d'un coup, il suffit d'oublier l'impossible pour que quelque chose, soudain, trouve sa place. Se dénoue, se raconte, se partage, s'ouvre.

Ce sont des instants où quel que soit le sujet je ressens une grande joie, celle du vent maritime qui promène les embruns dans un ciel remué. Un vent de désir, qui ouvre la poitrine, fait respirer plus large.

J'en dansais sur le parvis en partant ce soir. Ananda ?

13 mai 2010

Ananda

Ananda, c'est la joie pure.
J'ai cherché des traductions sur le net. Beaucoup de sites parlent de la joie de sortir de son corps.
Pour ma part, je recherche la joie ici, dans ma condition d'humaine.

Cette joie-là, il me semble l'avoir approchée quelquefois. Ou plutôt, je me suis sentie touchée par elle. Sensation subtile, et puissante à la fois.
Celle de la justesse.
Pas d'excitation, une grande fluidité.
Force et douceur.
Pas de doute sur ce qui avait lieu.
Évidence de ce qui dépasse, porte, enveloppe.

J'aspire à la ressentir à nouveau. Cela m'incombe en partie.
Travailler dur, prendre du recul, et avoir confiance.