Tu es si jeune, me disent-elles.
Parfois, je ne le sentais plus, écrasée par ce qui paraissait immuable.
Je sens à nouveau l'air bouger autour de moi.
Tu ne vas pas rester seule, quand même ! disent-elles encore.
Pour l'instant je vois ce nouveau nid à installer, et les enfants à entourer.
Je n'attends rien, ne cherche rien. Être accompagnée n'est pas une fin en soi.
Quelle place pour l'amour y aura-t-il dans ma vie de demain ? Je n'en sais rien et ne veux rien savoir de demain. Quand bien même n'y aurait-il que ( !) de l'amitié, ce serait si beau.
Je veux être là, aujourd'hui. Entière.
En relation vivante avec le monde autour de moi. Et sans dépendance.
Affichage des articles dont le libellé est niyama. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est niyama. Afficher tous les articles
5 février 2012
25 janvier 2012
J'aimerais n'être qu'un chant d'amour
J'aimerais n'être qu'un chant d'amour,
j'aimerais n'être qu'espoir,
j'aimerais n'être qu'enthousiasme,
j'aimerais n'être que tendresse
j'aimerais n'être que douceur,
j'aimerais n'être que liberté
j'aimerais n'être que curiosité,
j'aimerais n'être que contentement,
j'aimerais n'être que joie.
Je ne suis parfois que poussière et sang.
Larmes pour pétrir la glaise ?
Colère pour cuire ?
Solitude pour décanter ?
j'aimerais n'être qu'espoir,
j'aimerais n'être qu'enthousiasme,
j'aimerais n'être que tendresse
j'aimerais n'être que douceur,
j'aimerais n'être que liberté
j'aimerais n'être que curiosité,
j'aimerais n'être que contentement,
j'aimerais n'être que joie.
Je ne suis parfois que poussière et sang.
Larmes pour pétrir la glaise ?
Colère pour cuire ?
Solitude pour décanter ?
7 octobre 2011
Deux jours hors cadre
Deux jours de travail, hors cadre habituel.
J'expérimente ma nouvelle peau. La mue a été douloureuse, c'est comme un repos.
Etre plus directe, plus sereine.
Ne pas me forcer à la conversation si je m'ennuie, aller voir seule ce ciel si beau, m'en nourrir.
Danser si je veux, aller me coucher quand j'ai sommeil, quand mon corps me dit stop.
Écarter ces mots qui n'ont l'air de rien, mais qui opposent, salissent, travestissent. Ceux de l'Ogre. Sans violence pourtant. D'ailleurs il ne me cherchera pas. Par contre, il cherchera à faire peur à d'autres pour se dédouaner. Sa folie ne s'arrange pas. Devient publique. C'est sain que cela devienne aussi visible.
Retrouver ceux que j'apprécie, pour travailler et rire aussi. Entendre et dire. Parfois me dire.
Rencontrer de nouvelles personnes, sans cette crainte qui me faisait sans doute vouloir briller un peu trop, prouver que j'étais "intéressante", comme pour "m'acheter une place au soleil".
A contrario laisser la conversation s'approfondir, par couches successives, jusqu’où elle peut s'épanouir, sans rien en attendre, et savourer ce cadeau si étonnant, l'ouverture, qu'est la rencontre. Je confirme que la peur est partie. Cette peur-là, au moins.
La fatigue pèse un peu moins. C'est bon.
4 octobre 2011
La place du corps
Mon corps a longtemps été pour moi un obstacle à la paix intérieure.
Parce que ne le sentant pas, ne l'acceptant pas de l'intérieur, il était une source de malaise pour moi.
Pas envie d'être un objet, ça non ! Je le niais souvent complètement. Les vêtements étant une façon de me cacher en étant conforme à ce qui était attendu dans mon rôle social.
Donc il y avait les vacances, une certaine liberté et de joie du corps et, à l'opposé, cette habitude du "masquer pour être tranquille".
Dans le tourbillon de mes années de mère de jeune enfants, j'avais un peu occulté ce point. Il était reparu en force il y a quelques années, et depuis quelque chose s'est passé comme en fond de tâche. Pas toujours confortable. Avec même des crises de panique parfois.
Quelque chose change en ce moment.
La joie du corps, je la vis un peu plus au quotidien. Le yoga fait son œuvre, petit à petit.
Cette quarantaine aussi me porte à vivre un peu plus au présent.
De belle amitiés masculines qui m'aident à avancer, à mieux discerner ce qui entre en jeu, à dépasser mes blocages.
Je veux essayer de mettre cette nouvelle équation en mots pour marquer cette étape.
Je peux aujourd'hui être très proche d'un homme y compris émotionnellement sans qu'il y ait d’ambiguïté et de rapport de séduction. Le corps, ma féminité, a une place dans le lien, qui n'est pas celle du désir.
Cette distinction me libère d'une confusion, d'une espèce de chape de plomb dont j'ai probablement hérité des femmes de ma famille, d'un certain regard social, qui se manifeste dans un tas de petites phrases pernicieuses y compris dans l'entreprise. D'une alternative entre le corps objet du regard avant toute chose qui renvoie, en écho, à la peur de l'homme, de son emprise, du rapport de force, du viol ; et le corps asexué, nié, transparent, comme "mort". Voire les deux ensemble, comme dans cette histoire sinistre qui hélas est l'histoire de trop de femmes.
La seul exception était jusque-là la relation à mon homme, avec la confiance et l'amour comme socles "absolus".
C'est aussi ce que je voulais travailler grâce aux déesses, dont j'ai parlé ici. Aphrodite bien sûr. La plénitude de vie en moi, en dehors de ce que je fais, de ce que je porte, de ma maternité. J'aime danser, rire, laisser éclater ma joie.
Du coup, même si rien ne change extérieurement, il semble que mon changement intérieur soit sensible. Peut-être est-ce un hasard mais, ces derniers jours, je n'arrête pas de me faire draguer. Et d'une manière assez élégante. Je décline car je ne cherche pas de relation éphémère, mais sans agressivité, car je ne me sens pas "atteinte" dans mon intégrité.
Il me semble sortir, enfin, de ce rapport qu'on pourrait qualifier d'adolescent au regard de l'autre, et en retire de la paix, de la joie.
C'est un sujet qui m'intrigue. Vos partages sont les bienvenus, hommes comme femmes.
4 juillet 2011
Recherche : la relation
C'est probablement le sujet phare de l'année, pour moi. J'en ai un peu parlé ici, je travaille quasi en continu sur le concept de sauca. Une notion de "propreté relationnelle" : comment je suis en lien sans que mon espace empiète sur l'espace de l'autre et inversement.
Ces derniers temps, j'ai fait le lien entre le franchissement de cette limite, et une sensation physique qui est de l'ordre de l'excitation, du trouble ( comme le jus de pomme, dit-elle avec tant de justesse). Une espèce d'invasion d'émotion. Assez étonnant à vivre, et un très précieux indicateur au quotidien.
Bien sûr il y a l'autre extrême où le lien est coupé, où l'on sent cette vitre qui nous sépare et où l'on se heurte.
A contrario la relation "juste à la bonne distance" se manifeste par un grand calme intérieur, un énorme espace silencieux de lien où ça circule avec ampleur, avec douceur, dans la joie, d'où je perçois l'autre au-delà des mots. Des moments où la relation se déploie sans attente, sans projection. Juste quelques instants ponctuels et précieux.
Merci Tanakia pour cette rencontre et ce très beau concept d'amae, être en lien, prendre soin sans besoin de mots.
11 décembre 2010
Une histoire de sons
L'harmonie, ce n'est pas de tous jouer la même chose, mais au contraire quand les rythmes et voix (voies allais-je écrire !) de chacun s'entrelacent dans un ensemble cohérent et équilibré.
Pas de partition dans la vie ( et heureusement), à chacun de jouer la musique de son corps, de son coeur et de son âme. A l'oreille de chaque musicien d'écouter l'intérieur et l'extérieur à la fois pour qu'il y ait harmonie.
Là, je ne sais plus. Je ne vois pas d'autre solution que d'arrêter de jouer quelques instants, le temps de retrouver le fil perdu de l'harmonie.
nb : en l'écrivant, je sais que je me prescrirais de prendre le temps du silence, puis de recommencer tout doux, en écoutant ce qui vibre à l'intérieur, peu importe les couacs avec les autres voix, et de ne pas toujours chercher l'harmonie globale à tous prix, car paradoxalement, c'est en la cherchant que je la mets en péril...
Pas de partition dans la vie ( et heureusement), à chacun de jouer la musique de son corps, de son coeur et de son âme. A l'oreille de chaque musicien d'écouter l'intérieur et l'extérieur à la fois pour qu'il y ait harmonie.
Là, je ne sais plus. Je ne vois pas d'autre solution que d'arrêter de jouer quelques instants, le temps de retrouver le fil perdu de l'harmonie.
nb : en l'écrivant, je sais que je me prescrirais de prendre le temps du silence, puis de recommencer tout doux, en écoutant ce qui vibre à l'intérieur, peu importe les couacs avec les autres voix, et de ne pas toujours chercher l'harmonie globale à tous prix, car paradoxalement, c'est en la cherchant que je la mets en péril...
7 septembre 2010
La femme-pintade
C'est une femme qui a le don à la fois de me mettre en colère contre elle et contre moi. Je sors des entrevues avec elle si épuisée que j'en jetterais mon tablier .
Tout à l'heure, je crois que j'ai compris ce qui me dérange. Ce ne sont pas tant ses critiques qui sont judicieuses sur le fond et la forme ( elle a un œil de lynx et débusque toutes les imprécisions) que la manière dont elle s'y prend.
1ère phase : Elle commence par un compliment mielleux ( un peu trop pour être sincère mais la première fois on s'y laisse prendre).
2ème phase : La salve de reproches démarre. D'abord de façon mesurée. "Peut-être est-ce délibéré mais" " Peut-être n'ai-je rien compris mais" etc.
3ème phase : Le rythme s'accélère, la voix, déjà incisive, se perche de plus en plus, la mégère prend de l'ampleur, elle s'envolerait presque. Elle ne s'arrête que parce qu'une nouvelle réunion démarre, tant l'euphorie la prend de voir son adversaire KO.
J'ai sincèrement du mal à en rire. Certainement parce qu'elle touche en moi cette culpabilité face au travail imparfait...
La prochaine fois, je tâcherai de la voir enfler. Ou alors se transformer en pintade ?
Ou alors imaginer mon travail comme un gruyère où les bulles ne rendent le fromage que meilleur ?
"Prendre du recul face à ce qui n'est pas juste" disent les yogasutra ;-) C'est un long chemin, pfuuuit
Tout à l'heure, je crois que j'ai compris ce qui me dérange. Ce ne sont pas tant ses critiques qui sont judicieuses sur le fond et la forme ( elle a un œil de lynx et débusque toutes les imprécisions) que la manière dont elle s'y prend.
1ère phase : Elle commence par un compliment mielleux ( un peu trop pour être sincère mais la première fois on s'y laisse prendre).
2ème phase : La salve de reproches démarre. D'abord de façon mesurée. "Peut-être est-ce délibéré mais" " Peut-être n'ai-je rien compris mais" etc.
3ème phase : Le rythme s'accélère, la voix, déjà incisive, se perche de plus en plus, la mégère prend de l'ampleur, elle s'envolerait presque. Elle ne s'arrête que parce qu'une nouvelle réunion démarre, tant l'euphorie la prend de voir son adversaire KO.
J'ai sincèrement du mal à en rire. Certainement parce qu'elle touche en moi cette culpabilité face au travail imparfait...
La prochaine fois, je tâcherai de la voir enfler. Ou alors se transformer en pintade ?
Ou alors imaginer mon travail comme un gruyère où les bulles ne rendent le fromage que meilleur ?
"Prendre du recul face à ce qui n'est pas juste" disent les yogasutra ;-) C'est un long chemin, pfuuuit
5 mai 2010
L'infusion du soir
L'infusion du soir, c'était la rose, pour la tendresse et la consolation.
Celles dont j'ai entourée celle que j'ai accompagnée ce soir.
Celles que j'ai reçues en partageant avec une sœur de cœur ce qui me trouble ces derniers jours.
Et cette si belle chanson interprétée par Natacha Atlas.
Celles dont j'ai entourée celle que j'ai accompagnée ce soir.
Celles que j'ai reçues en partageant avec une sœur de cœur ce qui me trouble ces derniers jours.
Et cette si belle chanson interprétée par Natacha Atlas.
8 avril 2010
Le flot
Je me sentais le cerveau tout encrassé des bricoles non faites. Au point de voir tout en noir, de désespérer de ma nullité. Petit crime habituel contre moi-même, contre mon ego plutôt.
Un grand coup d'air a chassé mes larmes hier soir, un grand coup de neuf, de joie. Alors ce matin j'ai foncé dans le tas de broutilles, et je les traitées l'une après l'autre. Commandes à faire. Compte rendus à boucler. Réunions à programmer.
Tout ce souci pour ça.Pfuiiit
Du coup les gros sujets ont pris leur place tout naturellement, sans excès de pathos ni effets de manche. La simplicité n'est peut-être pas si loin.
J'ai peut-être même trouvé au passage ma première élève de yoga. On verra bien ;-)
Un grand coup d'air a chassé mes larmes hier soir, un grand coup de neuf, de joie. Alors ce matin j'ai foncé dans le tas de broutilles, et je les traitées l'une après l'autre. Commandes à faire. Compte rendus à boucler. Réunions à programmer.
Tout ce souci pour ça.Pfuiiit
Du coup les gros sujets ont pris leur place tout naturellement, sans excès de pathos ni effets de manche. La simplicité n'est peut-être pas si loin.
J'ai peut-être même trouvé au passage ma première élève de yoga. On verra bien ;-)
Inscription à :
Articles (Atom)