Certaines rencontres comme des forces qui mettent en mouvement de l'extérieur ce qui n'était pas connu de l'intérieur.
Etrange et remuant, au sens propre.
Nous sommes bien souvent des systèmes stellaires.
Passer à la galaxie, l’œuvre d'une vie ?
Et tout ce vide qui cherche la place.
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19 septembre 2011
3 septembre 2011
Petite mythologie
Les 300 chevaux blancs de l'enfant bleu,
les chevaux blancs de Camargue, sauvages,
leur rythme fou, joyeux, dans le vent salé,
le froissement des ailes sur leur passage
leur seule limite, l'horizon.
C'est comme ça que j'ai envie de vivre, au cœur.
J'y suis parfois, élan de joie.
Ce presque rêve comme un cadeau.
Quelques extraits trouvés sur Wikipedia, et qui touchent "juste"
Je change de manager ces temps-ci. Il a plein de qualités et nous nous apprécions de longue date.
Je l'ai prévenu un peu brusquement hier et je l'ai senti agacé.
Ce n'était pas bien adroit mais c'est fait, alors autant en rire ...
les chevaux blancs de Camargue, sauvages,
leur rythme fou, joyeux, dans le vent salé,
le froissement des ailes sur leur passage
leur seule limite, l'horizon.
C'est comme ça que j'ai envie de vivre, au cœur.
J'y suis parfois, élan de joie.
Ce presque rêve comme un cadeau.
Quelques extraits trouvés sur Wikipedia, et qui touchent "juste"
— Eugène Nicolas Gayot, La connaissance générale du cheval: études de zootechnie pratique37.Le cheval Camargue ne reçoit aucune éducation. Toutefois, quand on s'en occupe, il montre bien plus d'indépendance que d'indocilité ; il a plus d'intelligence encore que de sauvagerie. Avec la douceur, on lui fait vite comprendre ce qu'on veut de lui ; la brutalité, au contraire, le révolte et l'exaspère. On en a la preuve toutes les fois qu'on essaye de le faire passer brutalement de la vie libre à la vie domestique. Il ne se soumet pas sans résistance au régime des coups de bâton qu'on lui inflige souvent pour lui faire accepter, sans préliminaire, ou des traits ou la selle
Le cheval de Camargue est toujours maintenu par ses éleveurs en élevage extensif de plein air traditionnel, souvent avec des bovins. La plupart d'entre eux vivent ainsi en totale liberté toute l'année, et ne sont rassemblés qu'une fois par an []. Les chevaux font face à un climat difficile, caractérisé par l'humidité constante, la présence de hordes d'insectes, et une certaine rigueur en hiver, accentuée par des vents violents54. Le camarguais résiste aux longues abstinences, aux intempéries, et aux grandes étapes de randonnée2. Son instinct est « infaillible » et son pied, large et sûr, est adapté à son mode de vie dans les marais, en milieu subaquatique1. Comme les bovins, il forme parfois des relations symbiotiques avec des oiseaux, tel que les aigrettes60 ou le héron garde-bœufs.
Je change de manager ces temps-ci. Il a plein de qualités et nous nous apprécions de longue date.
Je l'ai prévenu un peu brusquement hier et je l'ai senti agacé.
Ce n'était pas bien adroit mais c'est fait, alors autant en rire ...
13 juillet 2011
Retour à la source
J'ai dansé la course pour qu'elle soit joyeuse,
Comme une flamme, je me suis réjouie de chaque souffle d'air, évitant la colère,
Trouvé des moments de calme pour ne pas me consumer en pure perte.
Nourrie aux regards qui brillent et à cette écoute qui met en lien, intensément.
Je veux retrouver maintenant la douceur de l'eau qui coule entre les cailloux, bercée par les scintillements du soleil et le vif argent des truites sauvages.
Je n'aurai pas la nostalgie des flammes brillantes.
Comme une flamme, je me suis réjouie de chaque souffle d'air, évitant la colère,
Trouvé des moments de calme pour ne pas me consumer en pure perte.
Nourrie aux regards qui brillent et à cette écoute qui met en lien, intensément.
Je veux retrouver maintenant la douceur de l'eau qui coule entre les cailloux, bercée par les scintillements du soleil et le vif argent des truites sauvages.
Je n'aurai pas la nostalgie des flammes brillantes.
10 juillet 2011
Aujourd'hui
Aujourd'hui je me sens comme ça.
Oui, c'est une salade, une rougette exactement.
Une petite salade très vivace, avec un goût assez prononcé, qui craque sous la dent.
Me prendre au sérieux ? Et puis quoi encore !
Oui, c'est une salade, une rougette exactement.
Une petite salade très vivace, avec un goût assez prononcé, qui craque sous la dent.
Me prendre au sérieux ? Et puis quoi encore !
29 juin 2011
Dans le torrent
L'eau est glacée, le flux puissant, et j'aime ça. Il y a une certaine ivresse à bondir d'un rapide à l'autre sans presque reprendre mon souffle. Si je garde en ligne de mire les éclaboussures de soleil sur l'eau, si la peur me déserte, je prends du plaisir à manoeuvrer seconde après seconde. Mais si le temps se couvre, je viendrai accoster à la rive pour m'y abriter, en paix.
Dans l'ivresse, cultiver le bonheur tranquille.
22 juin 2011
Rééquilibrer : l'eau et la terre
Hier midi, je n'avais plus d'énergie.
Sommeil perturbé, écourté.
L'animation d'une première séquence dans un projet de changement, où je me suis beaucoup investie pour enclencher ces échanges qu'ils ont décidé de pérenniser.
La colère aussi. Contre ma faiblesse.
L'excitation de toute cette agitation qui commence à rejaillir sur mon comportement.
Je suis allée "prendre l'air". Il pleuviotait. La douceur de quelques gouttes sur mon visage m'a redonné de la vie. J'ai pu à nouveau jouer mon rôle de balise pour l'équipe, de construction sur les sujets, jusque tard.
De nouveau j'ai senti la fatigue écrasante au moment de rentrer. Difficile de mettre un pas devant l'autre. Même manger était au-dessus de mes forces. J'ai pris un grand bain, ce qui ne m'arrive jamais. J'ai pu manger, dormir 6 heures d'affilée. Les idées reviennent, la perspective aussi. Ce qui fait que mon action portera des fruits.
La terre, l'eau, donc.
Eviter l'air et le feu.
Prendre le temps du recul. C'est urgent
15 juin 2011
Passion
J'en ai touché deux mots l'autre jour : mon rythme de travail s'est encore intensifié, et je sais que je passe au-dessus de mes limites. Mon torticolis de la semaine dernière me l'a bien dit ( du coup, impossible de faire autre chose que me reposer, ce week-end !)
Pour de bonnes raisons, bien sûr ! Parce que c'est un bon moment, un moment où tout ce que nous avons patiemment semé depuis tant de mois, pousse d'un coup ( les jardiniers comprendront !).
Du coup, nous ne pouvons repousser ce qui était hier inespéré, mais cueillir et transformer là, tout de suite, avant que cela se délite sous nos yeux. En remerciant pour cette manne.
Quelques instants pour échanger hier là-dessus, dans une pause de 5 minutes sur une journée démarrée très tôt, finie très tard.
C'est la passion, dis-je. Et qu'est-ce qui t'aiderait à prendre soin de toi, répond-il.
Un blanc
C'est là que la patience apparaît.
Passion, patience, un joli duo à cultiver.
Et cette image des saisons, et des cultures.
10 juin 2011
L'homme d'eau claire
Dans la suite des portraits de la femme pintade et de la femme épagneul.
Sa source était amère et presque tarie quand je l'ai rencontré. J'y croyais pourtant, parce que j'ai vécu et vu tant de renaissances, et puis, nul ne sait jamais, alors il faut tenter.
Nous avons laissé le temps s'arrêter, même quand il ne s'y prêtait pas, nous sommes assis au bord et avons devisé doucement, dans la confiance de ce qui était là, sans observer vraiment, juste en nous laissant flotter sur la brise.
Le murmure continu des voix, charme ténu, mais un des plus puissants, quand il est sincère.
Je ne sais à quel moment nous avons tourné la tête. Mais l'eau était revenue. Presque cachée par les cailloux et les brindilles, encore saumâtre, mais bien présente.
Nous avons continué, l'espoir au coeur.
L'eau coule à nouveau, de plus en plus joyeuse, même si des nuages l'obscurcissent par moment, même si des sanglots la voilent parfois.
Les oiseaux et les petits rongeurs viennent s'y abreuver, maintenant.
Il m'émeut, l'homme d'eau claire.
J'aimerais qu'il trouve sa force, pour se protéger aujourd'hui et demain, sans y perdre sa clarté.
31 décembre 2010
Une histoire de sons ( suite)
Insensiblement, la partition avait évolué vers un murmure en mineur, doucereux et plaintif. Quelques sons dissonants plus tard, il ne restait plus que le plus sinistre des chants. Celui qui, à votre insu sur les chemins interdits, ceux que la lumière ne visite jamais car ils dévorent la lumière et tuent l'espoir au cœur.
Arrêter de jouer n'avait qu'amplifié le malaise, le chemin s'était transformé en un marais glauque.
Mais il faut croire qu'il y a toujours un espoir. C'est alors que brusquement, dans le vent glacé, se sont mis à tonitruer les cuivres et les cymbales. Tonitruer de tout ce qui restait de leurs forces pourtant tellement maigres et lasses. Tonitruer plus encore dans le silence à l'écoute.
Jusqu'à ce que le vent se lève et chasse le brouillard, disperse les miasmes délétères, et que le soleil brille à nouveau.
Du soleil, et l'épuisement aussi, après un tel exploit.
Retrouver maintenant une mélodie ordinaire pleine de légèreté.
21 décembre 2010
Transposition
"En musique, transposer un morceau consiste à en changer la tonalité sans en changer la perception par l'auditeur — exception faite de la hauteur absolue des sons." définition wikipedia
J'aimais ça petite, me laisser porter par la musique et juste changer de ton.
En métaphore, c'est un peu la même chose. Trouver la musique lancinante qui tourne en boucle, et s'y connecter via la sensation.
Une fois branché dessus, oublier le problème, et jouer avec son image, de l'intérieur, jusqu'à ce que la musique coule à nouveau.
L'accompagnant comme une sécurité pour aller au terme de la transformation.
J'aime le vivre, mais ne me laisse aller que si je "sens" l'intervenant capable de m'y accompagner sereinement.
Dans ce cas-là, quel bonheur intense quand la musique change, car l'on découvre alors une musique encore jamais jouée, jamais entendue.
Sinon, je joue avec , mais pas "pour de vrai", et le résultat est médiocre. Comme un plagiat qui ne change rien.
Car on ne peut accompagner quelqu'un qui ne le sent pas, et c'est heureux ainsi !
11 décembre 2010
De la cendre
La colère, avec amour, mais sans gratitude.
La force mobilisée pour ne pas fuir et traverser les flammes, peut-être.
Et maintenant, les cendres de l'amertume.
Je n'aime pas l'ambiance de ce paysage désolé.
Je n'aime pas cette ambiance de deuil sournois qui oublie que la douleur et la joie ne font qu'un.
Car des cendres peuvent surgir les forêts les plus sauvages (voir le jardinier de l'Eden de Clarissa).Le phœnix renait de ses cendres aussi.
Sous les cendres cuisent doucement les pommes de terre, châtaignes et autre délices de l'hiver.
Trouver du plaisir dans la cendre et ne pas oublier.
Une histoire de sons
L'harmonie, ce n'est pas de tous jouer la même chose, mais au contraire quand les rythmes et voix (voies allais-je écrire !) de chacun s'entrelacent dans un ensemble cohérent et équilibré.
Pas de partition dans la vie ( et heureusement), à chacun de jouer la musique de son corps, de son coeur et de son âme. A l'oreille de chaque musicien d'écouter l'intérieur et l'extérieur à la fois pour qu'il y ait harmonie.
Là, je ne sais plus. Je ne vois pas d'autre solution que d'arrêter de jouer quelques instants, le temps de retrouver le fil perdu de l'harmonie.
nb : en l'écrivant, je sais que je me prescrirais de prendre le temps du silence, puis de recommencer tout doux, en écoutant ce qui vibre à l'intérieur, peu importe les couacs avec les autres voix, et de ne pas toujours chercher l'harmonie globale à tous prix, car paradoxalement, c'est en la cherchant que je la mets en péril...
Pas de partition dans la vie ( et heureusement), à chacun de jouer la musique de son corps, de son coeur et de son âme. A l'oreille de chaque musicien d'écouter l'intérieur et l'extérieur à la fois pour qu'il y ait harmonie.
Là, je ne sais plus. Je ne vois pas d'autre solution que d'arrêter de jouer quelques instants, le temps de retrouver le fil perdu de l'harmonie.
nb : en l'écrivant, je sais que je me prescrirais de prendre le temps du silence, puis de recommencer tout doux, en écoutant ce qui vibre à l'intérieur, peu importe les couacs avec les autres voix, et de ne pas toujours chercher l'harmonie globale à tous prix, car paradoxalement, c'est en la cherchant que je la mets en péril...
27 novembre 2010
Tendre l'oreille
Quand les notes sont multiples, il semble parfois qu'une note ait disparu. Celle qui donne l'air de rien sa douceur, sa couleur à l'ensemble.
Une note vous manque et tout est dépeuplé...
Certaines notes s'immiscent, prennent de l'ampleur, accords en mode mineurs, nostalgiques, dissonants et dramatiques.
Parfois il suffit se taire, de faire taire les notes envahissantes, pour que la note d'amour puisse trouver à nouveau sa place délicate et fragile. Celle qui ne réclame pas, et se donne.
Parfois il faut que l'orage éclate d'abord...
Une note vous manque et tout est dépeuplé...
Certaines notes s'immiscent, prennent de l'ampleur, accords en mode mineurs, nostalgiques, dissonants et dramatiques.
Parfois il suffit se taire, de faire taire les notes envahissantes, pour que la note d'amour puisse trouver à nouveau sa place délicate et fragile. Celle qui ne réclame pas, et se donne.
Parfois il faut que l'orage éclate d'abord...
3 novembre 2010
Le marbre

Un marbre blanc et rouge.
De près, apparaît une veine particulière, bleue.
Elle est discrète, mais fait partie intégrante de la pièce.
Elle lui donne encore un peu plus d'éclat.
Faire comme le marbre, donner de la place à toutes les couleurs de ma vie, mêmes celles qui n'osent aujourd'hui me visiter qu'en rêve...
23 octobre 2010
Nuit en travail
J'étais rentrée bouleversée, cherchant un appui dans les regards autour.
Mais il n'y avait que la panique, sans fond, et comme un trop-plein.
Je ne pouvais pas parler. Larmes trop proches, gorge serrée.
J'ai préparé à manger à ma horde affamée, et les ai laissés car je ne pouvais rien avaler, rien partager pour rejoindre ma couette avec un roman facile.
Un rêve comme un voyage. Un de ceux qui laissent un sillage marquant, tout en échappant totalement au souvenir.
La signification de la panique se dessine. Après la première phase de mon projet, celle de la découverte, de l'enthousiasme, celle de la petite fille bondissante, j'aborde un autre rivage. Un rivage concret, d'énergie douce et durable. Je n'y ai sans doute jamais encore mis les pieds.
C'est cela qui me fait peur, et crée cette tension qui raccourcit mes nuits sans me priver toutefois d'énergie.
Arrive l'image d'une fusée. Le premier étage l'a arraché à l'attraction terrestre. Il se détache à présent, et c'est le deuxième étage qui doit prendre le relais.
Un deuxième étage qui forcément fonctionne différemment du premier.
Il y aura un troisième étage, un jour, et cela sera encore différent.
Normal de ne pas me sentir à l'aise immédiatement devant tant de nouveautés.
Normal de ne pas y être comme un poisson dans l'eau.
L'angoisse s'aménage, et lâche.
Finalement, il n'y a aura pas besoin de profiter du groupe pour y travailler aujourd'hui.
4h, je peux me rendormir.
14 octobre 2010
9 octobre 2010
26 septembre 2010
Les digues
Des digues qui lâchent, effondrent le dos, emportent les sanglots.
Laisser faire, ne rien retenir, comme le dit Bashung.
Attendre que le plus gros soit passé en s'occupant les mains à autre chose.
Observer, un peu à l'abri sur les hauteurs.
le flux...
le reflux.
Dans les débris retrouver les petites choses mal digérées de ces jours derniers.
au milieu du reste, des choses très belles aussi.
Souffler pour remettre toutes choses à leur place, ensemble et sans jugement.
Attendre que le plus gros soit passé en s'occupant les mains à autre chose.
Observer, un peu à l'abri sur les hauteurs.
le flux...
le reflux.
Dans les débris retrouver les petites choses mal digérées de ces jours derniers.
au milieu du reste, des choses très belles aussi.
Souffler pour remettre toutes choses à leur place, ensemble et sans jugement.
"Petit à petit ses mains repoussèrent. Ce furent d'abord des mains de nourrisson, d'un rose nacré, puis des mains de petite fille et enfin des mains de femme."
Femmes qui courent avec les loups, Clarissa Pinkola Estes, p539.
28 août 2010
Replanter
Après-midi rempotage. Prendre les grands pots en terre trouvés dans la rue il y a quelques mois déjà, y mettre les plantes trop à l'étroit dans un mélange billes d'argile-terreau, tasser, arroser.
A les regarder ce soir, elles ont trouvé une autre aisance.
Ah oui, au fait, je cherche activement un endroit pour mes nouvelles activités.
Le doute ? Envolé !
Ces fins d'été décidément sont une période propice au renouveau ...
A les regarder ce soir, elles ont trouvé une autre aisance.
Ah oui, au fait, je cherche activement un endroit pour mes nouvelles activités.
Le doute ? Envolé !
Ces fins d'été décidément sont une période propice au renouveau ...
27 août 2010
Un chemin escarpé
Un chemin escarpé, exigeant, étonnant. Unique.
Au milieu d'autres chemins escarpés, exigeants, uniques
Oser découvrir un nouveau panorama, oser respirer le ciel,
les pieds sur le rocher tiédi.
Laisser les ombres donner plus d'éclat encore à la lumière,
profiter de chaque nuance de gris, intensément.
Au milieu d'autres chemins escarpés, exigeants, uniques
Oser découvrir un nouveau panorama, oser respirer le ciel,
les pieds sur le rocher tiédi.
Laisser les ombres donner plus d'éclat encore à la lumière,
profiter de chaque nuance de gris, intensément.
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