12 août 2010

Invasion de grenouilles mutantes ?


Ca saute de partout !

Et se repose tout de même de temps en temps.



Les autochtones n'ont même pas l'air inquiet !

La suite dans les prochains jours ;-)

11 août 2010

Nettoyages ( suite)

Il y avait un serpent lové à l'intérieur.
Noir, méchant.
Comme les anguilles d'un Miyasaki ( le sortilège de Princesse Mononoké)
Le toucher l'a réveillé, le combat était violent.

Il a fallu trouver des chemins pour le faire partir.

Bouger.
La posture du poisson.

Puis les paumes des mains, les plantes de pieds, et la nuque pour évacuer la fumée blanche. C'est comme s'il était parti "en poudre".

Retrouver de la lumière, apprécier la douceur dans de longues expirations.
Paix retrouvée.

5 août 2010

Nettoyages

Je ressors de mes nettoyages solitaires d'été.
Des m3 vidés, triés, rangés ou à donner.
La poussière aspirée, lavée.
Un peu d'espace où l'énergie se meut plus librement.
Il y aurait encore à faire, mais je m'autorise à profiter d'une pause.

Alors, hier, je me suis dit qu'il fallait peut-être passer à l'intérieur.
J'ai tenté un jeûne, et buté sur l'obstacle. Je n'ai tenu que 15 heures...
L'obstacle n'est pas physique. C'est la peur du vide.
C'était salutaire de le sentir. De quoi travailler.

En attendant, j'ai décidé de limiter le remplissage. Moins pour les kilos que pour l'obscurité à l'intérieur.
Depuis ce midi, j'apporte mon déjeuner au bureau ;-)
C'était bon, suffisamment copieux, le juste nécessaire : demi-melon, lentilles aux carottes, tomate, polenta aux épices. Suffisamment de tisane aussi.

Tenir la distance, maintenant.

4 août 2010

Autrement

Comme c'est difficile...
...de persévérer au milieu du gué plutôt que chercher autre chose
...de ne pas chercher ailleurs ce qui ne peut être qu'intérieur
...de ne pas remplir le vide qui s'installe, mais de le contempler
...de ne pas ressasser, rêvasser, peurs et rêves stériles
...de jouir de la vie, là.

Faire autrement, c'est une chose, mais être autrement ...

Observer, accepter, ce premier pas.

2 août 2010

Les grimasques

"Les poussins vivent dans un immense pays, de l'autre côté des livres. Seul Blaise a le pouvoir d'ouvrir des portes magiques et des passage secrets dans les livres pour les traverser. Dès qu'il y a un livre quelque part, dans une chambre, une bibliothèque, un forêt, une montagne, un berceau, une épicerie, dès qu'il y a un petit bout de page emporté par le vent dans les nuages, ou tombé derrière une armoire, il y a des poussins. Ils peuvent aller d'un livre à l'autre, en passant au travers de tous les livres de tous les pays du monde entier. Ils sont partout.[...]"
C'est ce que j'ai recopié sur sa carte d'anniversaire.
Vite vite, car une demi-heure plus tôt je ne savais pas que la fête aurait lieu ce soir. Rencontre improbable dans le hall d'un magasin où je ne vais jamais, à l'autre bout de la capitale.
Vite, vite, le temps de trouver une boutique ouverte, d'improviser un cadeau, de l'emballer dans du papier de soie, et de trouver cette carte avec Blaise le poussin masqué.

Vite, vite, recopier ces phrases en ayant en tête celles-ci.
"Les poussins sont des poussins de livres, ils ne meurent jamais. C'est impossible[].
Les poussins n'ont pas peur de la Mort, d'ailleurs, ils lui font plein de grimasques []."
Une fête pour profiter de la santé revenue, pour célébrer l'amitié et la vie.
Une fête pour être ensemble.
Une fête de grimasques, sans gris masques.

Envie de dire merci à ce qui ouvre le cœur, au présent.

Les citations vient des "mille secrets de poussins" de Claude Ponti, pages 4 et 632. Et voici un échantillon de grimasques.

30 juillet 2010

Brasser le passé

Jour d'anniversaires.
Il y a douze ans, je faisais connaissance avec mon fils.
Son regard d'alors. Sa voix grave aujourd'hui.

Il est dur et doux d'être loin de ceux que j'aime. Dur de ne pouvoir les serrer contre moi, faire la fête avec eux.
Doux d'être seule. Luxe de pouvoir dormir en plein jour. Luxe de pouvoir entreprendre à mon rythme et sans interférences ces grands rangements qui ne peuvent être réalisés sinon.

Dur de vider. Trier, choisir, écarter ou élire.
Doux d'essayer toutes ces peaux successives dont certaines sont encore moi, peut-être plus moi que jamais. D'autres juste de vieilles peaux mortes.
Seule, sans l'interférence d'un autre regard.

Brasser les souvenirs sans nostalgie.

Et demain, à la lumière, conclure la séquence.
Boucler les grands sacs qui quitteront la maison.
Nettoyer et ranger ce qui restera.

Faire de la place au présent.

25 juillet 2010

Recette

Laver à grands sauts dans les vagues,
récurer au vent
polir au sable fin,
macérer au soleil
décanter sous les pins
essorer aussi.

Voir les abîmes à nu, dans les miroirs aimés.

Bientôt la prochaine étape,
solitude.