27 mai 2011

entrechoc

Hier le contraste brutal entre le chagrin de le voir ainsi comme une coquille vidée, puis de retourner dans cet univers dénué de respect.

J'ai eu la chance de pouvoir m'effondrer devant une amie, de vider mon sac devant ce gâchis.
C'est comme si j'avais abandonné une vielle peau d'illusion.

Tout cela est trop décalé. Nuits écourtées, déjeuners sautés, soirées vidées d'énergie comme si la vie ne  valait pas d'être vécue à chaque seconde.

Aujourd'hui même si la nuit a été courte et le rythme intense, j'ai pris le temps du bonheur.

24 mai 2011

Voilà

Hier, avec deux jours d'avance, j'ai fait ce que j'avais à faire.
Dans un curieux coton, incapable de maîtriser mon discours. 
Mais curieusement de plus en plus à l'aise face à cet homme qui, très probablement , ne me choisira pas. Sauf s'il ne trouve pas mieux.
Bon, et bien, pas grave, tout ça. 
J'en ressors les idées claires sur ce qu'il y a à faire bouger, bien plus claire qu'après un an de bavardages et fatras émotionnels. Comme quoi le management ne s'accommode pas de sentimentalisme mal placé...
Si les prochains mois s'annoncent plus que chargés, je me sens vraiment libérée d'un poids sur les épaules, de l'étouffement que j'ai ressenti si souvent.

Et s'il ne me choisit pas, ce sera probablement une très bonne chose pour moi.

La douceur collante des toiles d'araignées de mon cerveau m'a probablement retenue de faire une bêtise, de jeter ce fragile équilibre d'aujourd'hui qui me permet de retrouver mon souffle, même quand je cours un marathon à l'allure d'un sprint...

22 mai 2011

[...]

Les larmes bien sûr.
L'immense tristesse pour eux.

Et pour lui l'espoir.
Que l'eau noire prenne soin de lui en douceur.
L'amour au cœur, par-delà la mort.

La barrière ?!?

- Je lui dis :  bientôt 40 !
- Le début de la maturité, répond-il? Mais bon , après, tu seras de l'autre côté de la barrière !
- La barrière ?!? La barrière de corail, alors, comme ça je pourrai nager avec les dauphins ( non mais oh !)

silence perplexe en face

14 mai 2011

L'eau noire

Elle s'était manifestée à moi il y a 3 ans maintenant, et a réapparu lors d'un échange émouvant cette semaine avec une de mes élèves de yoga.Il m'a fallu une voix pour m'accompagner afin d'aller l'observer de plus près, voir ce qui me faisait peur au point de m'ôter le sommeil.

Une eau dense, lourde, couleur de pétrole et à la consistance du mercure.

Elle enveloppe ce qui la touche et l'accompagne dans ses profondeurs abyssales. avec une grande douceur. C'est une absorption vers autre chose. Un monde dont on ne revient pas. 

Une présence vivante, énorme. Sensation de champ magnétique dans tout le corps.
Une présence si énorme qu'on ne peut que se sentir tout petit, et en même temps accueilli.

Alors garder cette sensation, celle de l'eau noire et celle de cette présence.


8 mai 2011

L'avant comme un après

Depuis la nouvelle, le temps s'est comme arrêté. 
Comme si un grand mur noir se dressait tout à coup, froid, lisse. Dans son ombre, je grelotte.

Envie de fuir et envie de faire face à la fois. 
Je n'arrive pas  accepter ma peur.
Je n'arrive pas à accepter de ne pouvoir être présente, pour lui, jusqu'au bout.
Je n'arrive pas à accepter qu'il n'y ait plus d'espoir.

Tout à l'heure, je suis allée au Père-Lachaise à défaut de pouvoir rejoindre cette chambre d’hôpital où le temps s'arrête, où les odeurs de vie et de mort se mêlent.

Je ne peux que contempler hier, entendre sa voix, cette force et cette passion qui aujourd'hui l'ont quitté.
Je ne peux que pleurer et espérer que son sommeil paisible soit un baume sur la difficulté à quitter sa vie.
Je ne peux qu'être discrètement présente pour ceux qui restent.

Penser aux poussins, retrouver ces portes-là, celles qui ouvrent sur ce qui ne meurt jamais. L'amour.

4 mai 2011

Trouver la solitude

Ce matin j'ai compris pourquoi je me réveille tous les matins avant l'aube dès que les jours se remplissent trop.
A défaut de trouver un moment de solitude, il s'offre à moi au moment où je peux le voir, le goûter.

Alors, au lieu de me crisper, ce matin, j'ai profité.


D'abord des pensées qui viennent, et qui ont besoin d'être entendues.
 Puis d'un vrai temps pour le corps, le souffle, la présence à l'instant.
Observer comment tout est en lien, comment les nuages laissent parfois la place, comment ils reviennent.

Écouter ces émotions  et ces représentations qui font mal, les accueillir dans l'instant, les accepter, les intégrer.


Peut-être en sortir.
Mais peut-être pas tout de suite, pas tout à la fois.