7 août 2011

La mer

15 jours avec la mer aussi près que dans mes rêves d'ailleurs, de demain.
Aller la voir à tout heure, grise, verte, blanche, plus rarement bleue.
Haute, basse, méduses et mouettes en parures. Fraîche toujours. Calme parfois.
Les petites coquilles roses, "barbie" les surnommons nous avec les petiots déjà si grands. J'en ai rapporté quelques unes pour ne pas oublier la délicatesse de ce qui est.
Les deux mille textures du sable, à l’œil, au pied, sous la paume. Caresse ou gifle selon le vent. Les impacts de la pluie comme de petits cratères très réguliers. La douceur du sable mouillé par l'eau douce.
Les herbes des dunes, les douces et celles qui piquent, la manière dont elles vivent le vent, comme une danse souple et si jolie.

Les cerfs volants, leur sifflement et claquement, les grandes voiles colorés des kitesurf, celles qui me donnent envie de m'envoler. Cœur qui bat.
Les nuages de toute sorte. Même les très noirs m'ont enchantée. 
Oui, les couleurs toujours. Parfois je marchais sur la bande argentée entre la mer si grise se fondant avec l'horizon, et le sable taupe, une merveille. 
Je passe l'or le mauve, le rose, le bleu, le violet de certains crépuscules.
Oui, j'ai aimé la mer, passionnément. Au point de me lever parfois très tôt pour en profiter seule, avec les mouettes. Peut-être 4 humains sur les kilomètres, le bonheur. Courir, parfois, pour voir. Mais finalement marcher pour être plus en accord, vraiment, avec ma nature. Pieds nus de préférence. 

Me baigner ? Un peu mais très peu, trop froid quand même. Et puis les méduses, énormes cette année, m'ont ôté mon peu de courage :-/


23 juillet 2011

Travaux d'été : le tamis

Je profite du ralentissement bienvenu pour passer au tamis mes journées. 
Viveka, le discernement, disent les yoga sutra. 
Vivre mes erreurs ( merci Claudine pour cette citation bienvenue).
Et oui, je patauge, comme tout le monde. Si le ton de cet espace est plutôt serein, ce n'est pas toute la tonalité de ma vie.

Première étape : vivre ce qui émerge, sans tri ni jugement. 
Joies et regrets de l'instant. Toutes ces images qui tournent et se posent parfois a propos, parfois moins.
J'ai un nouvel espace dédié à cette tâche.  Un espace d'observation de mon mode de pensée. Personnel bien sûr. Photographies de ma vision du quotidien.

Deuxième étape : tamiser, prendre du recul, pour décoller les images de la réalité brute. 
Relire à tête reposée ou dormir dessus si besoin. Parfois juste poser les images et ressentir l'émotion associée suffit. L'indicateur du trouble marche assez bien.
Le sourire est indispensable. Sinon c'est trop dur de se voir combien l'interprétation déforme. De la tendresse pour moi.

Troisième étape : agir.
C'est une décision. Je pose l'orgueil de côté, j'accepte de m'être trompée, je fais fis des regrets stériles et décide de faire ce qui est possible, d'accepter les conséquences de ce qui ne peut changer.

Et en fond, la confiance. en la vie qui me porte et prends soin de moi, même au cœur de mes erreurs. la plupart des choses sont éminemment relatives et passagères.


Une image qui vient : celle  de ces grands plateaux qui servaient à séparer la balle du grain, à la faveur de la brise. Je sens le parfum du blé mûr, j'entends les chants de ces jours d'avant, la paille sous mes pieds, la brise sur ma peau.

21 juillet 2011

Limites

Un changement de cadre est toujours bienvenu.

Toucher quelques unes de mes limites et voir qu'elles n'existent pas, qu'il suffit de les effleurer pour qu'elles disparaissent.

Que c'est un choix qui m'appartient à chaque instant.  Éviter de devenir fossile.

20 juillet 2011

Epluchage

D’un jour sur l’autre, les pluches de fatigue durcissent et tombent.

Dans un premier temps les tensions s’exacerbent, dans des moments de stress intense, parfois avec des coups de blues en dépit du grand bonheur calme de ce début de vacances. 
Puis un arrêt, un soupir, et je peux passer à autre chose.

Hier après-midi, comme un grand sanglot coincé, pour un sujet vague et flou.
Au réveil, le problème est apparu clairement, et deux solutions se sont proposées.

Reste à dormir assez. Je pense que cela sera plus long.

19 juillet 2011

Fleurs sauvages



Bleuets,
coquelicots, 
chardons,
liserons,
grappes blanches et odorantes, 
marée mouvante des roseaux.


Les tourbillons de l’Ire, 
le lac  bleu d’azur, 
les parapentes colorés sous l’incessant manège des nuages

6 enfants qui courent, discourent, se taquinent, 
trois adultes qui sourient au moment.


Un grand lavage de vert et de joie.
 Je savoure et reprends vigueur.

Inspiration : la permaculture

Trouvé tout à  l'heure sur Wikipedia
  1. Appliquer l’autorégulation et accepter les rétroactions (feedback)
  2. Intercepter et stocker l’énergie - en développant des systèmes qui collectent les ressources quand elles sont abondantes et que nous pouvons utiliser à besoin.
  3. Utiliser et répondre créativement au changement - on peut avoir un impact positif sur des changements inévitables en observant avec attention et en intervenant au bon moment.
  4. Concevoir en passant des motifs généraux (structure) aux détails - en prenant du recul on peut observer les motifs dans la nature et la société et les reproduire. Ils peuvent alors devenir la colonne vertébrale de nos designs et les détails mis en place à mesure que nous progressons.
  5. Intégrer plutôt que séparer - en mettant les bons éléments aux bons endroits, des relations se développent entre ces éléments et ils travaillent ensemble pour s’entraider.
  6. Observer et interagir - En prenant le temps de s’engager avec la nature on peut concevoir des solutions qui correspondent a la situation.
  7. Obtenir un résultat - s’assurer que l’on reçoit réellement des récompenses utiles pour le travail qui est fait.
  8. Ne pas produire de déchets - en trouvant une valeur à chaque ressource disponible et en les utilisant toutes, rien n’est un déchet.
  9. utiliser et valoriser la diversité - la diversité réduit la vulnérabilité à une variété de menaces et tourne à son avantage la nature unique de l’environnement dans lequel il réside.
  10. Utiliser et valoriser les ressources et les services - faire la meilleure utilisation de l’abondance de la nature pour réduire notre comportement consommateur et notre dépendance vis-à-vis des ressources non renouvelables.
  11. Utiliser les bordures et valoriser le marginal - l’interface entre deux choses est l’endroit ou les événements les plus intéressants se produisent. Ce sont souvent les éléments qui ont le plus de valeur, et qui sont les plus divers et productifs.
  12. Utiliser des solutions petites et lentes - Les systèmes lents et petits sont plus faciles à maintenir que les gros, en faisant un meilleur usage des ressources locales et en produisant des résultats durables.

18 juillet 2011

Racines


Trois jours pour prendre soin de mes racines.
Ne pas tourner le dos à ce que j’ai reçu, le regarder, l’accepter car ça fait partie de moi.
Lâcher le jugement, ouvrir mon cœur, mes yeux, autrement, écouter. 
Laisser mes enfants découvrir ce qui fait aussi partie de leur patrimoine.

C'est là que je vois aussi le chemin accompli ces dernières années, de part et d'autre sans doute.

Cela reste tout de même un effort de contrer le vieil enchantement. C'est en repartant que je l'ai senti, dans mes os, comme une pesanteur.