15 janvier 2011

La fête

Il y a longtemps, la fête c'était boire, rigoler, danser, et échapper aux danseurs trop entreprenants pour finir la nuit à refaire le monde avec les copains. 

Puis il y a eu des périodes sans danser et sans boire, sans faire la fête vraiment. L'heure était autre : se construire, créer, donner la vie, assumer tant bien que mal tout ce qui débordait de partout.

Il a fallu trouver la tristesse pour pouvoir trouver la joie, la vraie, celle qui n'est pas cette cuirasse factice qui dissimule si mal mes failles. Il a fallu des fêtes où j'étais en confiance pour retrouver le goût de m'amuser,. Bouger comme mon corps le voulait, accepter les émotions telles qu'elles venaient, parfois l'ennui, parfois la joie.

J'aime de plus en plus la fête, la vraie, celle qui n'est pas fuite dans la distraction mais célébration de la vie. Dans ces moments particuliers, tout est possible, on peut boire un peu, beaucoup ou pas du tout, danser ou choisir de ne pas danser, rigoler, discuter sérieusement ou partager les peines les plus intenses, et souvent tout ça à la fois. On peut aimer d'emblée des inconnus dont on se sent frères d'âmes, et qu'on ne reverra peut-être jamais, découvrir dans des personnes croisées tous les jours tant de choses communes, et célébrer, célébrer encore, d'être vivants, d'être ensemble, avec des larmes parfois au coin des yeux.

14 janvier 2011

Si tu veux arrêter l'amour...

"Si tu veux arrêter l'amour, essaie plutôt avec le vent", 
dit un proverbe andalou ( cité par Henri Gougaud dans son abécédaire amoureux).

Senteurs de citron frais dans la cuisine, j'ai sorti les moules à cake et les plaques à feuilletés maison.
Car demain, ils se marient, ceux qui ne croyaient plus en leur amour, et que la vie réunit à nouveau.

Cela vaut bien de "mettre la main à la pâte "! et de faire la fête demain, jusqu'à pas d'heure .

Belle et longue vie aux amoureux !

13 janvier 2011

Après le repli

Un des méchants virus qui trainent ces temps-ci a élu domicile en moi. 4 jours avec les entrailles qui brûlent, à chercher la position qui fait moins mal, à me trainer debout, et à ne pas tenir assise plus que quelques minutes.
Je ne peux m'empêcher de faire un lien avec mes craintes des derniers temps.
Alors j'ai essayé d'utiliser cette période de repos et de jeun forcé pour m"extirper de ces peurs-là, celles de ce qui change et mérite un renouveau.Oui, il y a de l'inconnu devant, et c'est tant mieux !

J'ai lu, des romans, et des livres sérieux. J'ai trainé sur le net, mais pas trop, j'ai dormi le jour, emmitouflée pour conjurer le froid de l'intérieur.
J'ai oublié la course folle et ai lâché prise sur tout ce qui ne se ferait pas en mon absence.
Des "vacances" au sens propre !
Et en ressortant ce soir pour tester quelques pas avant la reprise ( presque 3 heures demain dans des transports bondés) j'ai eu plaisir à sentir le vent tiède, à voir deux enfants sauter avec grand sérieux dans une flaque, à observer ces petites mains blotties dans des grandes mains et ces sourires amicaux

Ce soir je me coucherai de bonne heure.

9 janvier 2011

Ce qui est mort et ce qui ne l'est pas

Ce ficus a été un de nos cadeaux d'emménagement ici, il a onze ans. Une très belle plante, haute et touffue.
Les années ont passé. nous l'avons délaissée, bousculée, oubliée souvent. Après le rempotage de cet été, elle semblait toute revigorée. Mais deux mois plus tard, presque toutes ses feuilles sont tombées. De jour en jour, elle se déplumait au point que tous nous annonçait sa mort prochaine. Trop peu de feuilles restaient pour assurer sa survie.

Je lui ai parlé. J'ai caressé ses branches presque nues. Je l'ai cajolée, lui ai chanté mon amour pour elle. J'ai pensé à l'arroser régulièrement. J'y ai cru, et elle aussi car des petites feuilles ont poussé, pas partout mais suffisamment pour que l'espoir renaisse. 

Ce soir, j'ai à nouveau ausculté ses branches, et j'ai taillé toutes les petites branches mortes, afin que toute l'énergie aille dans les jeunes pousses. 


La recette est simple finalement. Élaguer ce qui est mort et ne fait que peser. De l'amour, de la confiance, et du soin pour ce qui est vivant. Et de l'attention pour discerner ce qui est vivant de ce qui ne l'est plus.

5 janvier 2011

Passer les livres

A partager, cette info sur les passeurs de livres ici.

Certaine laisse ses livres dans le métro, un marchand de meuble dans mon quartier dédie une bibliothèque dans la rue que l'on peut remplir, et où l'on peut se servir en alimentant une cagnotte pour une association différente chaque mois.

Sympathique, non ?

Pour ma part, j'ai tellement prêté mes livres préférés qu'ils sont partis dans la nature ;-) Il m'arrive de les racheter, ou alors juste de m'en souvenir avec délices !

Maintenant que ma "consommation" de livres diminue, il m'arrive d'offrir des romans dont je sais qu'ils plairont à d'autres.

Une nouvelle façon d'être homme

Trouvé chez Tilly, et à partager avec vous :


Résistance passée et présente (2)
envoyé par bakchichinfo. - L'actualité du moment en vidéo.

2 janvier 2011

2011 !

Que 2011 vous soit : 
       douce comme un sourire d'ami(e)
             tendre comme un baiser sur la joue d'un enfant
                   surprenante comme une bouchée exotique
                        neuve comme une  goutte de rosée.