23 juin 2011

Dans l'instant

Encore une journée multi-journées. Mon plus sûr allié est de prendre un temps après l'autre, d'en tirer à chaque fois le plaisir du moment, cette douceur qui fait glisser ce qui pourrait gripper. Prendre chaque instant de détente possible comme une fête. Me laisser porter par le collectif aussi, puisqu'il existe.

Une journée de relations : négociation, recrutement, construction, motivation, soutien, innovation, animation, écoute, coaching, partage. Je savoure ce qui se construit là, ici et maintenant. Ce qui s'épanouit dans ce paysage un instant dégagé.

Et ce soir une conversation particulière, qui va peut-être aider à remettre en circulation ce qui était bloqué chez l'autre protagoniste de l'histoire. La partie n'est pas facile, ma posture sera essentielle, seule l'immobilité peut faire cette œuvre-là. A son rythme propre. La confiance comme seul guide dans ces terres étranges où l'intellect n'a que faire. (M'inspirer d'Orphée, et faire confiance à l'oreille jusqu'à la sortie des enfers, sans douter un instant).

22 juin 2011

Rééquilibrer : l'eau et la terre

Hier midi, je n'avais plus d'énergie. 
Sommeil perturbé, écourté.
L'animation d'une première séquence dans un projet de changement, où je me suis beaucoup investie pour enclencher ces échanges qu'ils ont décidé de pérenniser.
La colère aussi. Contre ma faiblesse.
L'excitation de toute cette agitation qui commence à rejaillir sur mon comportement.

Je suis allée "prendre l'air". Il pleuviotait. La douceur de quelques gouttes sur mon visage m'a redonné de la vie. J'ai pu à nouveau jouer mon rôle de balise pour l'équipe, de construction sur les sujets, jusque tard.

De nouveau j'ai senti la fatigue écrasante au moment de rentrer. Difficile de mettre un pas devant l'autre. Même manger était au-dessus de mes forces. J'ai pris un grand bain, ce qui ne m'arrive jamais. J'ai pu manger, dormir 6 heures d'affilée. Les idées reviennent, la perspective aussi. Ce qui fait que mon action portera des fruits. 

La terre, l'eau, donc.
Eviter l'air et le feu.
Prendre le temps du recul. C'est urgent

20 juin 2011

Mon rêve de manager

Mon rêve de manager
c'est une équipe souple qui sait avancer en se reconfigurant,
en s'adaptant à toutes les anfractuosités des rochers,
en s'étalant dans l'herbe,
en s'élevant dans l'air,
en se forgeant au feu de la nécessité.

Une drôle d'entité  à plusieurs têtes,
multipattes
avec un coeur qui bat,
le rire comme un passeport.

Une équipe où chacun trouve sa place,
en relation avec le reste du monde,
une place où il peut se développer, découvrir,
construire, voir émerger et faire évoluer.

Dire et se taire,
apprendre et donner,
se saisir, 
rêver et s'étonner,
vivre déployé.

19 juin 2011

vertige

Encore un week-end de travail intense. Je me prête au jeu aussi souvent que possible, tant de surprises sont au rendez-vous à chaque fois, de celles qui changent le vie en profondeur, de celles qui me donnent des pistes pour accompagner avec plus d'acuité et de justesse.

Ce matin, j'ai découvert en flexion avant que je n'avais pas confiance dans mon support, que c'était comme un plancher de verre avec l'abîme en dessous. Nausée instantanée qui m'a poursuivie de longues heures, même si j'ai tenté de substituer au vide du sable doux aux pieds.

Mais elle m'a donné l'opportunité de retrouver mon support ce soir. Le héros, avec un grand écart de jambe y a suffi en à peine quelques secondes. Renaissance instantanée de la confiance.


En écho à  "il suffit d'un geste"" de François Roustang, que je relis avec un bonheur intense ces derniers jours. Une interview ici

18 juin 2011

Les limites

Hier au déjeuner

"Je cherche à repousser mes limites en permanence" dit-elle, après m'avoir décrit son burn out des derniers mois. Comment elle s'est sentie grillée de l'intérieur. La désintoxication progressive au blackberry.

C'est alors qu'est apparue ma propre image de mes limites. C'est comme un espace au sol, l'espace de mes possibles, avec lequel je ne peux transiger sans risques. Pas des murs, mais une sensation que ce n'est pas bon pour moi si je vais plus loin, une sensation électrique désagréable qui fait frissonner brusquement. 
Par compte, à l'intérieur de cet espace, j'ai toute latitude pour me développer juqu'au ciel, sans limites.
Je me suis sentie libre d'un coup. C'était bon.

Mais moi je n'ai pas de ciel, s'écrit-elle !
Finalement, les siennes sont devenues des tentures qui disparaissent si elles sont "fausses", des murs solides sinon.


Je n'ai qu'une vie, la mienne.
Je ne veux plus jouer à être une autre.
40, c'est ça ?

17 juin 2011

Cultiver la lucidité

Petit warning. 
Quand tout se présente si bien, il faut d'autant plus garder la tête froide.
Éviter l'emballement.
S'ancrer dans l'organisation telle qu'elle est, avec ce qu'elle peut accepter comme nouveauté.
Ne surtout pas d'isoler entre experts fiers de notre belle vision utopique.

Cœur ouvert, raison garder ;-)

Les pauses sont décidément à cultiver...

Comme une pause

La patience a fait son oeuvre.
J'ai accepté aujourd'hui de faire comme une pause.
J'ai pris le temps d'être disponible et professionnelle pour ceux qui m'ont sollicitée.
De déjeuner en savourant une conversation pleine de surprises et d'écoute réciproque.
D'écrire ce qui devait l'être sans pression.
De donner sans que ça me coûte.

Lundi sera une journée chargée, après un week-end dense et nourrissant.
Mais aujourd'hui a été comme une pause.

Demain je change de dizaine.
Cette pause, un cadeau.