22 novembre 2011

l'automne au jardin naturel

21 novembre 2011

Quand le silence, dense

Quand le silence, dense, ne danse pas,
mes tripes se nouent, je cherche l'inspir,
et c'est l'expir qui dénoue.

Quand le silence, dense, danse,
les cœurs parlent, les corps chantent,
transcendent.

Et là, le silence, dense,
mots qui coulent,
paix qui vient, douce, tranquille,
par delà vallées et collines.

18 novembre 2011

des traces de toi

Hier, le réseau social où je suis inscrite m'a proposé ton visage.
Émue de te voir.
Cela fera, dans quelques jours, six mois que tu es mort.

Cette nuit, à l'heure où je suis dans le silence, seule, je suis allée retrouvée tes traces sur internet.
Ton blog photo, des articles écrits sur tes sites favoris, quelques photos entre amis, les mots de ta femme.
Si la douleur est apaisée, tu me manques toujours autant.
Je passe très souvent devant ta maison, contemplant tout ce que tu a imaginé, dessiné, puis construit de tes mains.
Je vois ta femme, tes enfants, tes amis.
J'entends ta voix. Cette gouaille inimitable, souvent indignée, toujours généreuse.
Je me souviens de tous ces moments, à refaire le monde, à faire des liens en buvant du café.
Cette dernière fois, en avril, à l’hôpital, un jour de chaleur écrasante, alors que ta vie ne tenait déjà plus qu'à un fil. Ce baiser sur ta joue, sur ta main. L'amour en toi, autour de toi, et la mort déjà présente.

Il y a en moi quelques traces de toi.

17 novembre 2011

En passant

Bonsoir à vous.
Quelques nouvelles en passant.
Ne pas écrire autant ici me donne une certaine légèreté.
Et en même temps il me semble rester en lien avec ce qui se tisse ici et ailleurs.

A bientôt !

12 novembre 2011

Silence

Un temps de silence s'impose.
A bientôt

11 novembre 2011

Vignettes d'enfance

Dans les cadeaux du moment, il y a ces moments de joie d'enfance où tout pétille.

La joie d'être intensément sérieuse tout en jouant, en créant.

Hier, monter cette réunion avec R. où nous allons croiser nos savoir-faire pour construire quelque chose d'encore inédit.
R. a toute l'apparence d'un homme sérieux.  Sous sa discrétion c'est un homme brillant, inventif, direct, passionné. Nous nous étions croisés à une réunion, je ne me souviens plus exactement comment nous avons commencé à parler, mais en moins de trois minutes, c'était parti, on avait déjà échangé tout ce que nous faisions, nos projets, nos idées, notre vision. Pas besoin de se voir beaucoup pour partager.
Donc hier, nous profitons du trajet en voiture pour construire notre atelier. Nous coupant la parole tant les idées se bousculent, et riant d'avance de notre farce au système. Quelques coups de fil pour mettre dans la confidence celui qui nous aide discrètement et en rit avec nous. 
De vrais gamins.


La joie de l'échange sans ombre

Je me souviens encore de ce petit garçon rencontré le premier jour de maternelle. 
Jour de deuil de la liberté. Je ne savais pas encore à quel point...
Et pourtant, tant de fraicheur, de grâce, dans ces jeux partagés. Pas de trace de son nom, ni de son visage, juste cette sensation de simplicité qui avait fait s'envoler mon chagrin. 
Je retrouve ça par instant dans ma fratrie de cœur. Ça me questionne parfois, tellement de bonheur, et puis je lâche et m'abandonne à la joie. 
Au fond, les sujets importent peu car il s'agit d'amour, celui qui donne et n'attend rien.

Tellement doux. Dans cette vie où je me malmène encore un peu, trop.

10 novembre 2011