8 mai 2010

Jeux subtils

Sortir du lit ce matin était un vrai effort. Envie de trainer au calme. Et pourtant il est des rendez-vous avec moi-même


Sensation étonnante de sentir les muscles sous la peau, de les faire bouger, de faire évoluer la posture en le leur demandant à chacun, directement.

Tous ces acteurs dont je n'avais pas la moindre idée.
Le rhomboïde, le trapèze, le grand dorsal, le carré des lombes, le psoas, les triceps, quadriceps, ischio-jambiers, tous les muscles de pieds, des mains et tant d'autres, et cela seulement pour une seule posture ( le chien tête en bas, tout un programme n'est-ce pas !).

Je suis impressionnée par la complexité et la délicatesse de ces équilibres.
Devant la beauté du vivant.

6 mai 2010

Re- commencement

Faire de chaque jour le premier.
Ouvrir les yeux sur un monde neuf, respirer, m'étirer, revivre.

Bon.

Maintenant passons à autre chose.
Connaissez-vous Arnaud Cathrine ?

J'ai lu trois livres de lui, et j'ai aimé : la disparition de Richard Taylor, Sweet Home, Exercices de deuil.
Des histoires poignantes, une grande économie de mots, de la pudeur et beaucoup de force évocatrice.

J'ai trouvé des vidéos sur le net, ici. Je n'ai pas été déçue de le voir, de l'entendre parler. Ses livres lui ressemblent.

5 mai 2010

L'infusion du soir

L'infusion du soir, c'était la rose, pour la tendresse et la consolation.
Celles dont j'ai entourée celle que j'ai accompagnée ce soir.
Celles que j'ai reçues en partageant avec une sœur de cœur ce qui me trouble ces derniers jours.

Et cette si belle chanson interprétée par Natacha Atlas.

3 mai 2010

La sagesse d'Hippolène


Depuis trois soirs, nous lisons L'arbre sans fin, de Claude Ponti, à deux voix.
Une voix de petit bout qui apprend à lire, et une voix de maman tout émerveillée d'entrelacer la sienne à celle de son petit qui grandit.
Et ce soir, la sagesse d'Hippolène comme un baume sur ce qui pleure en moi ces derniers jours.

L'histoire des faux miroirs d'abord. Ceux qui vous mènent vers le néant comme certaines relations stériles.

Et puis, surtout le combat final avec le monstre, qui n'est même pas un combat, pfuiiiit.

"Mais Ortic est encore là. Prêt à mordre, caché au même endroit.
Il bondit sur Hippolène qui est devenue très brave.
Je n'ai pas peur de toi ! hurle Ortic.
Moi non plus, je n'ai pas peur de moi ! répond Hippolène.
Ça tue aussitôt le monstre, qui se met à pourrir sur pied comme une vieille salade moisie."

Oui, rien que ça. Ne plus avoir peur de moi. Tout un programme.

ps : en prime, avec les illustrations



2 mai 2010

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En miroir de " Solutions locales pour un désordre global", cette petite vidéo à partager avec vous...

1 mai 2010

Duhkha*



Ce fut une semaine de tous les errements retrouvés.
Une semaine d'envie de pleurer, de course incessante, d'insatisfaction et de peurs.
Une semaine avec l'envie de rien sinon de me blottir quelque part dans un trou et d'oublier la vie.
Une semaine à ne plus sentir mon corps, à ne plus avoir faim, à me réveiller la nuit.

J'espère en être sortie, et affronter les ombres, en faire mes alliées.

*Duhkha : souffrance, ce qui sert le cœur, restreint le souffle.

Equilibre vivant

Nostalgie de ces quelques jours au vert.
De la terre, du temps donné à ce qui est.

Quand le souffle se fait court, écouter le cœur qui bat fort, et prendre le temps de l'apaisement.
Leçon de vie de ne pas forcer ce corps, ce cœur, enfin, de profiter de la pause pour être dans ce que je vois, admirer la grâce de ce qui est, et me réjouir immensément.

Alors, maintenant, il me faut sortir de la nostalgie de ce qui n'est plus, et trouver cette pause, cette joie ici, sans le vert acide qui éclate de santé, sans toutes les nuances de gris des montagnes, sans les bouquets de mariée des cerisiers sauvages, et les merveilles discrètes des orchidées.
Sans la brise aux senteurs de thym.

Le retrouver dans les battements de mon cœur.
Exercice tellement difficile.
Et pourtant ai-je un autre choix ici et maintenant ?