Envie de discuter avec vous. ici.
Et vous ?
29 juin 2010
27 juin 2010
La complainte du miroir
Du vide pour le miroir terni,
du silence pour la chambre d'écho,
du vent pour apporter la mer ici,
plus loin encore, plus près aussi.
Tournoiement infini de la spirale qui pourtant jamais ne repasse au même point.
du silence pour la chambre d'écho,
du vent pour apporter la mer ici,
plus loin encore, plus près aussi.
Tournoiement infini de la spirale qui pourtant jamais ne repasse au même point.
La souffrance
La souffrance comme signe
de ce qui n'est pas encore trouvé, intégré.
hors du contrôle, juste la maîtrise de l'équilibre
sur le courant sans cesse changeant.
Vivre là, dans ce courant, sans prise,
en riant, hors d'haleine, apaisée.
Recherche du dedans,
peu importe la couleur du courant.
Une petite fille sauvage,
une grande femme sereine,
poupe et proue du navire,
grand arbre craquant de vie.
Lâcher, lâcher le contrôle,
ne plus craindre la folie,
laisser parler ce qui porte,
en dehors de toute convention.
Accepter d'être hors du temps,
hors du monde,
avec les chevaux sauvages
vivre, vivre enfin.
en résonance de "l'enfant bleu" d'Henry Bauchau
de ce qui n'est pas encore trouvé, intégré.
hors du contrôle, juste la maîtrise de l'équilibre
sur le courant sans cesse changeant.
Vivre là, dans ce courant, sans prise,
en riant, hors d'haleine, apaisée.
Recherche du dedans,
peu importe la couleur du courant.
Une petite fille sauvage,
une grande femme sereine,
poupe et proue du navire,
grand arbre craquant de vie.
Lâcher, lâcher le contrôle,
ne plus craindre la folie,
laisser parler ce qui porte,
en dehors de toute convention.
Accepter d'être hors du temps,
hors du monde,
avec les chevaux sauvages
vivre, vivre enfin.
en résonance de "l'enfant bleu" d'Henry Bauchau
24 juin 2010
Etrangeté
Etonnant chameau ce soir.
Au point d'en rester muette de longues minutes, tant j'en ai été bouleversée.
Poitrine et jambes légères, et ce silence à l'intérieur...
Une expérience à renouveler...
Au point d'en rester muette de longues minutes, tant j'en ai été bouleversée.
Poitrine et jambes légères, et ce silence à l'intérieur...
Une expérience à renouveler...
23 juin 2010
Le collier
Le fil rouge d'un sautoir aux innombrables perles.
Perles des larmes enfouies.
Dénouer le lacet, faire glisser les perles précautionneusement jusqu'à ce que l'une d'elles s'échappe.
Petit ploc de ce qui explose en se répandant.
Un gémissement de petite fille s'en échappe.
L'écouter, le recueillir pour qu'il puisse abreuver la terre dessécher, faire œuvre fertile.
Écouter le silence pour percevoir ce qui est juste, entre continuer, ou attendre.
Dénouer le lacet, faire glisser les perles précautionneusement jusqu'à ce que l'une d'elles s'échappe.
Petit ploc de ce qui explose en se répandant.
Un gémissement de petite fille s'en échappe.
L'écouter, le recueillir pour qu'il puisse abreuver la terre dessécher, faire œuvre fertile.
Écouter le silence pour percevoir ce qui est juste, entre continuer, ou attendre.
14 juin 2010
l'attente ( suite)
Aller le voir
Un pas vers la sortie de la culpabilité de l'avoir "abandonné" ces dernières semaines.
L'odeur tristoune de désinfectants, les portes toutes pareilles et les chariots, la chemise bleue ouverte à l'arrière, le voisin qui ronfle depuis trois jours pour tenter de se remettre.
L'hôpital comme un lieu d'attente en dehors du monde.
Si loin des enfants qui se roulent dans l'herbe du parc en face.
Et surtout son regard, sans les mots.
Regard presque fixe de celui qui se regarde dans tes yeux.
Pour s'y raccrocher ? Pour s'y voir
Sa peur, la mienne. Tellement présentes qu'elles mangent l'espace entre nous.
Mon impuissance.
Quelle ressource trouver en moi?
Un pas vers la sortie de la culpabilité de l'avoir "abandonné" ces dernières semaines.
L'odeur tristoune de désinfectants, les portes toutes pareilles et les chariots, la chemise bleue ouverte à l'arrière, le voisin qui ronfle depuis trois jours pour tenter de se remettre.
L'hôpital comme un lieu d'attente en dehors du monde.
Si loin des enfants qui se roulent dans l'herbe du parc en face.
Et surtout son regard, sans les mots.
Regard presque fixe de celui qui se regarde dans tes yeux.
Pour s'y raccrocher ? Pour s'y voir
Sa peur, la mienne. Tellement présentes qu'elles mangent l'espace entre nous.
Mon impuissance.
Quelle ressource trouver en moi?
11 juin 2010
L'attente
Les attentes.
Ces opérations. L'incertitude vitale.
La mort aussi. Toute proche.
Faire silence pour, par-delà l'inquiétude, trouver l'amour, la confiance. La force d'être.
Deux ans déjà que mon père est mort.
Retrouver la sensation d'être connectée à cet homme que j'ai si mal connu.
Et le vent sur le Rhône.
Ces opérations. L'incertitude vitale.
La mort aussi. Toute proche.
Faire silence pour, par-delà l'inquiétude, trouver l'amour, la confiance. La force d'être.
Deux ans déjà que mon père est mort.
Retrouver la sensation d'être connectée à cet homme que j'ai si mal connu.
Et le vent sur le Rhône.
L'autre versant
La montée fut abrupte. Dans ce brouillard épais, je ne distinguais rien. Je glissais dans les cailloux et m'écorchais les mains. M'accrochais aux rares arbres, craignais éboulis et précipices. J'ai erré longtemps, gémissante de tous mes fantômes.
Le col, je sais quand je l'ai passé. Il a fallu peu de temps finalement. La peur était là, la confiance, même si... Ce qui s'est passé, c'est autre chose. Le ciel est apparu. Immense, majestueux. Et le vent. Celui qui traverse les plaines, apporte le souffle de la mer même en ces lointaines contrées. Il a dispersé le brouillard en un clin d'œil ! Force et apaisement.
Depuis, je foule l'herbe verte d'un pâturage plein de fleurs de printemps. Tellement plus simple, même quand le soleil se cache.
Le col, je sais quand je l'ai passé. Il a fallu peu de temps finalement. La peur était là, la confiance, même si... Ce qui s'est passé, c'est autre chose. Le ciel est apparu. Immense, majestueux. Et le vent. Celui qui traverse les plaines, apporte le souffle de la mer même en ces lointaines contrées. Il a dispersé le brouillard en un clin d'œil ! Force et apaisement.
Depuis, je foule l'herbe verte d'un pâturage plein de fleurs de printemps. Tellement plus simple, même quand le soleil se cache.
10 juin 2010
Le possible et l'impossible
Je butte sur l'impossible, je rage, je m'obstine, je sèche.
Complexité qui ne veut donner un fil à tirer pour la résoudre.
Et puis d'un coup, il suffit d'oublier l'impossible pour que quelque chose, soudain, trouve sa place. Se dénoue, se raconte, se partage, s'ouvre.
Ce sont des instants où quel que soit le sujet je ressens une grande joie, celle du vent maritime qui promène les embruns dans un ciel remué. Un vent de désir, qui ouvre la poitrine, fait respirer plus large.
J'en dansais sur le parvis en partant ce soir. Ananda ?
Complexité qui ne veut donner un fil à tirer pour la résoudre.
Et puis d'un coup, il suffit d'oublier l'impossible pour que quelque chose, soudain, trouve sa place. Se dénoue, se raconte, se partage, s'ouvre.
Ce sont des instants où quel que soit le sujet je ressens une grande joie, celle du vent maritime qui promène les embruns dans un ciel remué. Un vent de désir, qui ouvre la poitrine, fait respirer plus large.
J'en dansais sur le parvis en partant ce soir. Ananda ?
7 juin 2010
Persévérer
Remettre l'esprit trop curieux dans son sillon du jour, une fois, deux fois, plein de fois.
En m'arrêtant juste un instant, le temps d'observer ce qui se passe et de décider de persévérer.
Jouir de la satisfaction qu'il y a à accomplir ma tâche , de mon mieux.
Petite victoire sur ce qui dérape souvent.
yogah citta vritti nirodahah ( le yoga c'est l'arrêt des fluctuations du mental )
Yoga-Sutras
I2
En m'arrêtant juste un instant, le temps d'observer ce qui se passe et de décider de persévérer.
Jouir de la satisfaction qu'il y a à accomplir ma tâche , de mon mieux.
Petite victoire sur ce qui dérape souvent.
yogah citta vritti nirodahah ( le yoga c'est l'arrêt des fluctuations du mental )
Yoga-Sutras
6 juin 2010
Les opposés ( suite)
A la fin de chaque vérité il faut ajouter que l’on se souvient de la vérité opposée.Pascal
A la fin, dit Pascal ; en même temps, dit le yoga.

Ce qui rejoint les principes du yin et du yang :
- pas de yang sans yin et inversement ;
- le yang en son extrême devient le yin et inversement ;
- le yin contient du yang et inversement.
5 juin 2010
4 juin 2010
Les opposés
Toucher du doigt, vivre dans mes tripes, combien l'envie de changer est un obstacle au changement. L'Obstacle?
Avec le sempiternel refrain de l'envie de (trop?) bien faire , obstacle à l'action.
Juste( ?) lâcher, lâcher encore. En mobilisant, à l'opposé l'envie de vivre, enfin.
Avec le sempiternel refrain de l'envie de (trop?) bien faire , obstacle à l'action.
Juste( ?) lâcher, lâcher encore. En mobilisant, à l'opposé l'envie de vivre, enfin.
2 juin 2010
Challenge : j'arrête de râler
A découvrir ici.
Oh comme ça arrive à point ce matin de bouderie maussade pour moi.
Je garde ça pour le décider quand je me sentirai prête.
Promis, je ferai signe ici !
Oh comme ça arrive à point ce matin de bouderie maussade pour moi.
Je garde ça pour le décider quand je me sentirai prête.
Promis, je ferai signe ici !
Inscription à :
Articles (Atom)