30 août 2010

Une fleur sur ma route

Improbable cadeau que de voir germer et s'épanouir ce qui a été offert un matin d'été.
"Ca me fait du bien, me dit-elle, je pratique même tous les matins". Oh...

29 août 2010

Allegro non troppo

Le rythme de la pluie lave ma journée, l'obscurité offre la douceur d'une caresse après le tourbillon retrouvé. Demain reprend ce rythme que j'espère changer légèrement, de l'extérieur et de l'intérieur.

Garder l'allégresse comme support.
Prendre soin de l'ancrage.
Maîtriser l'accélération pour garder le souffle.

28 août 2010

Replanter

Après-midi rempotage. Prendre les grands pots en terre trouvés dans la rue il y a quelques mois déjà, y mettre les plantes trop à l'étroit dans un mélange billes d'argile-terreau, tasser, arroser.

A les regarder ce soir, elles ont trouvé une autre aisance.

Ah oui, au fait, je cherche activement un endroit pour mes nouvelles activités.
Le doute ? Envolé !

Ces fins d'été décidément sont une période propice au renouveau ...

27 août 2010

Un chemin escarpé

Michael Kenna : Huangshan Mountains, Study 25, Anhui, China, 2009


Un chemin escarpé, exigeant, étonnant. Unique.
Au milieu d'autres chemins escarpés, exigeants, uniques
Oser découvrir un nouveau panorama, oser respirer le ciel,
les pieds sur le rocher tiédi.

Laisser les ombres donner plus d'éclat encore à la lumière,
profiter de chaque nuance de gris, intensément.


26 août 2010

De la difficulté d'être portée

Choisir une complice,
se placer face à face à une assez grande distance,
en me penchant poser mes paumes sur celles de ma comparse.

D'abord prendre contact, "se flairer".
Trouver la bonne distance, ajuster la position des bras.

Puis démarrer le jeu.

Me laisser porter.
Écouter mes tensions, mes blocages.
Le bassin, les épaules.
Laisser infuser, débloquer.
Débusquer l'émotion et la laisser être.
Celle d'oser se reposer, d'en être digne.
Savourer le temps d'un instant.

Puis porter.
Donner mon poids pour accueillir celui de l'autre.
Être fiable et vivante à la fois.

Puis expérimenter le partage. Trouver un équilibre juste
respirer ensemble,
s'étirer ensemble
esquisse de cathédrale.


Observer les autres expériences.
Les pieds, les hanches, les épaules, les visages.
Lire des histoires de vie et admirer ce qui s'exprime, ce qui bouge.

24 août 2010

L'image de l'été


J'ai nagé près d'eux dans cet endroit improbable et enchanteur, émerveillée.
Ce soir ils m'ont visitée dans ce calme à la fois tellement espéré et inespéré.
Confiance, courage, et mémoire, litanie tranquille et puissante pour oser s'agripper dans la vase, s'élancer et fleurir.

23 août 2010

Ne pas oublier même quand l'automne sera venu

... la lumière au cœur.
Celle qui unit au-delà de tous les a-priori...

Jouer !

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16 août 2010

en écho à Pierre Rabhi

...cet article sur le blog de Paul Jorion : Quand le sahel reverdit, ou ce que l’on peut apprendre des savoir-faire africains

Il y a un espoir, chaque fois que ce que nous faisons dépasse notre bénéfice court terme...

Sabbat ?





12 août 2010

Invasion de grenouilles mutantes ?


Ca saute de partout !

Et se repose tout de même de temps en temps.



Les autochtones n'ont même pas l'air inquiet !

La suite dans les prochains jours ;-)

11 août 2010

Nettoyages ( suite)

Il y avait un serpent lové à l'intérieur.
Noir, méchant.
Comme les anguilles d'un Miyasaki ( le sortilège de Princesse Mononoké)
Le toucher l'a réveillé, le combat était violent.

Il a fallu trouver des chemins pour le faire partir.

Bouger.
La posture du poisson.

Puis les paumes des mains, les plantes de pieds, et la nuque pour évacuer la fumée blanche. C'est comme s'il était parti "en poudre".

Retrouver de la lumière, apprécier la douceur dans de longues expirations.
Paix retrouvée.

5 août 2010

Nettoyages

Je ressors de mes nettoyages solitaires d'été.
Des m3 vidés, triés, rangés ou à donner.
La poussière aspirée, lavée.
Un peu d'espace où l'énergie se meut plus librement.
Il y aurait encore à faire, mais je m'autorise à profiter d'une pause.

Alors, hier, je me suis dit qu'il fallait peut-être passer à l'intérieur.
J'ai tenté un jeûne, et buté sur l'obstacle. Je n'ai tenu que 15 heures...
L'obstacle n'est pas physique. C'est la peur du vide.
C'était salutaire de le sentir. De quoi travailler.

En attendant, j'ai décidé de limiter le remplissage. Moins pour les kilos que pour l'obscurité à l'intérieur.
Depuis ce midi, j'apporte mon déjeuner au bureau ;-)
C'était bon, suffisamment copieux, le juste nécessaire : demi-melon, lentilles aux carottes, tomate, polenta aux épices. Suffisamment de tisane aussi.

Tenir la distance, maintenant.

4 août 2010

Autrement

Comme c'est difficile...
...de persévérer au milieu du gué plutôt que chercher autre chose
...de ne pas chercher ailleurs ce qui ne peut être qu'intérieur
...de ne pas remplir le vide qui s'installe, mais de le contempler
...de ne pas ressasser, rêvasser, peurs et rêves stériles
...de jouir de la vie, là.

Faire autrement, c'est une chose, mais être autrement ...

Observer, accepter, ce premier pas.

2 août 2010

Les grimasques

"Les poussins vivent dans un immense pays, de l'autre côté des livres. Seul Blaise a le pouvoir d'ouvrir des portes magiques et des passage secrets dans les livres pour les traverser. Dès qu'il y a un livre quelque part, dans une chambre, une bibliothèque, un forêt, une montagne, un berceau, une épicerie, dès qu'il y a un petit bout de page emporté par le vent dans les nuages, ou tombé derrière une armoire, il y a des poussins. Ils peuvent aller d'un livre à l'autre, en passant au travers de tous les livres de tous les pays du monde entier. Ils sont partout.[...]"
C'est ce que j'ai recopié sur sa carte d'anniversaire.
Vite vite, car une demi-heure plus tôt je ne savais pas que la fête aurait lieu ce soir. Rencontre improbable dans le hall d'un magasin où je ne vais jamais, à l'autre bout de la capitale.
Vite, vite, le temps de trouver une boutique ouverte, d'improviser un cadeau, de l'emballer dans du papier de soie, et de trouver cette carte avec Blaise le poussin masqué.

Vite, vite, recopier ces phrases en ayant en tête celles-ci.
"Les poussins sont des poussins de livres, ils ne meurent jamais. C'est impossible[].
Les poussins n'ont pas peur de la Mort, d'ailleurs, ils lui font plein de grimasques []."
Une fête pour profiter de la santé revenue, pour célébrer l'amitié et la vie.
Une fête pour être ensemble.
Une fête de grimasques, sans gris masques.

Envie de dire merci à ce qui ouvre le cœur, au présent.

Les citations vient des "mille secrets de poussins" de Claude Ponti, pages 4 et 632. Et voici un échantillon de grimasques.