31 décembre 2010
Une histoire de sons ( suite)
30 décembre 2010
2010
26 décembre 2010
Aux sources de la beauté
23 décembre 2010
Au petit matin
21 décembre 2010
Transposition
19 décembre 2010
Une pause amie
13 décembre 2010
De l'autre côté
Recevoir de Celle qui ne veut pas d'aide.
Recevoir tant en donnant de l'aide concrète.
Recevoir ce message qui ne change rien et change tout.
Gratitude
12 décembre 2010
L'héroine
11 décembre 2010
De la cendre

Une histoire de sons
Pas de partition dans la vie ( et heureusement), à chacun de jouer la musique de son corps, de son coeur et de son âme. A l'oreille de chaque musicien d'écouter l'intérieur et l'extérieur à la fois pour qu'il y ait harmonie.
Là, je ne sais plus. Je ne vois pas d'autre solution que d'arrêter de jouer quelques instants, le temps de retrouver le fil perdu de l'harmonie.
nb : en l'écrivant, je sais que je me prescrirais de prendre le temps du silence, puis de recommencer tout doux, en écoutant ce qui vibre à l'intérieur, peu importe les couacs avec les autres voix, et de ne pas toujours chercher l'harmonie globale à tous prix, car paradoxalement, c'est en la cherchant que je la mets en péril...
7 décembre 2010
Fluidité
Pour être reliée à chaque instant.
6 décembre 2010
Les fleurs sauvages
A découvrir chez Su Blackwell, une magicienne à partager avec les magicien(ne)s qui viennent parfois traîner leurs guêtres ici, dans la rosée ;-)
4 décembre 2010
3 décembre 2010
Ajustements
27 novembre 2010
Tendre l'oreille
Une note vous manque et tout est dépeuplé...
Certaines notes s'immiscent, prennent de l'ampleur, accords en mode mineurs, nostalgiques, dissonants et dramatiques.
Parfois il suffit se taire, de faire taire les notes envahissantes, pour que la note d'amour puisse trouver à nouveau sa place délicate et fragile. Celle qui ne réclame pas, et se donne.
Parfois il faut que l'orage éclate d'abord...
26 novembre 2010
Loin de mes bases
Deux jours à rencontrer, échanger des pratiques concrètes, et surtout sur la manière de faire marcher les choses, en favorisant leur éclosion, plutôt que de "plaquer" des recettes toutes faites.
A sentir aussi "l'air du temps", vu du "terrain", comme des niveaux très politiques du "corporate", ou encore d'universitaires spécialistes du domaine.
Et à partager de bons moments avec des inconnus , italiens, allemands, anglais
Et j'ai aimé cette respiration pourtant très intense. Au point de me dire que dans un autre contexte personnel, c'est une vie que j'aimerais mener, de voyager ainsi pour découvrir et rencontrer d'autres cultures, incessamment.
Dans le train du retour, en point d'orgue, deux heures de conversation à bâtons rompus avec des québécoises sympathiques, dont une bonne heure de résolution de problème de...qualité de vie au travail ;-)
21 novembre 2010
La voie du guerrier ?
Toujours une histoire de support. S'affranchir de la béquille pour retrouver un vrai appui sur le sol, confortable et solide.
Torsion, sauterelle, et autres réjouissances sont au rendez-vous. Un sacré travail (je suis prête à le démontrer à tous ceux qui pensent que le yoga est trop mou pour eux ;-)
Alors, "la voie du guerrier", comme l'appelle Osho ? Peut-être, mais un guerrier sans guerre ;-)
17 novembre 2010
Caresser l'air
Aujourd'hui, des bras comme des ailes, permettant de trouver une nouvelle aisance dans le dos et les épaules.
L'air comme appui stable dans une posture délicate.
Ce nouvel espace à habiter dans la zone du cœur, pour pouvoir y voler, et s'y reposer en liberté.
Le dos plus fluide, la respiration qui passe mieux, des yeux qui brillent, et la gratitude de pouvoir transmettre ce qui m'a été offert avec tant de générosité.
14 novembre 2010
13 novembre 2010
Le fond, le vent.
Contreposture
De quoi goûter ce qui n'a pas place d'habitude, et en creux cette fois, la teneur de mon engagement.
11 novembre 2010
Renouveau
Quelques jours
6 novembre 2010
La carapace
Non, elle se tient aux aguets dans la pénombre.
Il suffit que mes points sensibles se sentent effleurés pour qu'elle se manifeste, prête à me protéger.
Planche anatomique intégrée : d'abord ce sont les psoas iliaques qui durcissent, formant un corset en bas de la colonne, puis la contracture se propage dans le dos. Ilio costal, puis long dorsal se crispent. La colonne se courbe, la douleur réapparait, celle de la petite fille vieille, si vieille, sous les reproches et les claques. Larmes remâchées, pas encore tout à fait lavées. Il faudra probablement bien du temps encore pour défaire ce mécanisme, désactiver les défenses bien mal placées.
En attendant, je découvre et ressens, de l'intérieur, les muscles du dos ;-)
J'apprends à connaître, à admirer, à aimer , ce corps si longtemps méconnu, mal-aimé, maltraité.
3 novembre 2010
Tisser
Relier pour faire de l'espace,
et construire une cathédrale de vide
à la lumière.
C'est ce que je tente de faire ici et ailleurs.
Pense-bête :
Ne pas oublier
- le rire du ventre, celui qui sauve de la prise de tête,
- le souffle, les appuis ( n'est pas ?)
- et DORMIR !
En ces temps de fantômes
Que fait-on aux fantômes de cet acabit ?
Et bien d'abord, on les regarde droit dans les yeux. On essaie de voir depuis quand ils sont à nos trousses, retroussant leurs babines dans un rictus goguenard,en guettant le faux pas pour vous sauter dessus de tous leurs os cliquetants.
C'est alors qu'on s'aperçoit qu'ils ne nous appartiennent pas totalement. Que quelqu'un vous les a refilés dans les pattes quand vous étiez toute jeune, que ce sont les fantômes d'une autre , qui elle-même les a peut-être récupérés d'une ancêtre, ad infinitum.
Que faire alors de cette souffrance sinon l'accueillir avec tendresse.
C'est alors qu'elle apparaît. Une adolescente toute frêle dans son corps de femme trop grand pour elle. Elle cherche un amant, et un père pourtant. Quelqu'un de doux, et de tendre sous l'humour. Quelqu'un dont elle n'aurait pas peur, dont elle pourrait partager les valeurs. Qui la regarderait, elle qui est femme devenue, prête à la voir grande comme elle le sera bientôt, et à la respecter dans sa future sagesse.
Bon, c'est donc ça, toute une lignée de femmes qui cherche sa féminité dans le miroir des yeux des hommes, et ne craint rien de plus à la fois.
Rien que ça ;-)
Et il y a la réalité. Une jeune fille effrayée devenue femme, et qui aime ça.
Les ténèbres s'écartent, emportant dans leur sillage les fantômes rassérénés.
"je n'ai pas peur de moi"dit Hippolène...et le monstre se ratatine comme une vielle salade moisie ...
Le marbre

Un marbre blanc et rouge.
De près, apparaît une veine particulière, bleue.
Elle est discrète, mais fait partie intégrante de la pièce.
Elle lui donne encore un peu plus d'éclat.
Faire comme le marbre, donner de la place à toutes les couleurs de ma vie, mêmes celles qui n'osent aujourd'hui me visiter qu'en rêve...
2 novembre 2010
Le roi, le sage et la vache
Au bout de quelques jours, le sage demanda au roi de s'occuper d'une vache. Il le fit. Quelques jours après, il lui recommanda encore : "Fais très attention à cette vache, ce n'est pas une vache ordinaire, c'est une vache divine, sacrée, très précieuse."
Le roi obéit, jour après jour, nuit après nuit, il veilla sur cette vache. Quand il se réveillait le matin, sa première pensée était : où est la vache? Une nuit, il rêva qu'un tigre l'attaquait, qu'il prenait un couteau et frappait le tigre, et quand il se leva, il fut très étonné de ne pas trouver le tigre.Il n'arrêtait pas de penser à elle.
Quand il rencontra le professeur, celui-ci lui dit " Cette vache est très heureuse avec vous ! Mais au fait, quelle est votre question ?"Le roi lui dit : " Je n'en ai plus, j'ai réalisé que mes problèmes étaient comme des rêves, vous êtes un très bon professeur."

Histoire racontée par Desikachar, Cahiers de Présence d'Esprit, numéro 8
J'aime beaucoup cette histoire, que je trouve pleine d'humour et de légèreté. Et vous?
31 octobre 2010
Tangram

La posture, pour moi, se présente en premier lieu comme un casse-tête chinois de mon enfance, le tangram.
Quelques pièces lisses et noires, chacune de forme différente, qui permettent à construire une foultitude de figures différentes. Rien que de très facile en apparence, très difficile en pratique.
Donc, la posture, c’est d’abord une recherche. Celle de la détermination à approcher de la forme, avec mon corps tel qu’il est aujourd’hui. Conscience de chaque partie déjà connue, essai de précision. Sortir du connu pour trouver une autre manière d’assembler l’ensemble. J’ai parfois l’impression que la mise en place d’un élément ébranle tout le reste, le « met en danger ».
Et puis il y a un moment où il faut lâcher le combat de la recherche de perfection pour écouter ce qui se passe, en souriant. Écouter là où ça passe, et là où ça ne passe pas. Ajuster à partir de ce qu’on ressent, et qui sera propre au moment, pour trouver du confort.
Puis accepter à un moment de lâcher la machine à comparer, pour juste ressentir. C’est alors que, parfois, au détour de la posture, naît parfois une nouvelle sensation, un morceau du corps qui se révèle, devient sensible, plus vivant.
Quelque chose d’inconnu, de neuf, de beau et de dérangeant à la fois.
Et ça tombe bien, des postures, il y en a des milliers ;-)
30 octobre 2010
Méharées
23 octobre 2010
Nuit en travail
17 octobre 2010
Dans les creux du temps
Il y a 12 ans, j'étais noyée, et pourtant je n'avais qu'un enfant, et un travail, plus de hobby.
Ma vie d'aujourd'hui s'est tellement enrichie que je ne saurais faire la liste exhaustive de toutes le nuances qu'abritent mes journées sans m'affoler moi-même. Mais je crois que ce sont ces nuances qui font que je ne me noie pas, ou alors pas trop longtemps. Je ne désespère plus de gouter la vie, tant certains instants m'offrent de me sentir intensément en vie. Même brefs, ces moments m'offrent tant parce que justement, la sensation de temps s'y ralentit au point que chaque seconde a plus d'importance que certaines journées.
Quelques nuances de ce bel arc en ciel :
Regarder en famille un film en les tenant tout contre moi. M. est blotti, R me donne sa main. A est tout collé aussi sous ses airs d'ado blasé.
Conversation téléphonique avec C. ; son intense présence, sagesse et vivacité.
Conversation thérapeutique avec H et N cette semaine : notre émerveillement devant ces paysages intérieurs dévoilés de leurs brumes.
Séance matinale en solo : retrouver la vague à chaque expir, la sensation de confiance dans la nuque
La douceur immense du corps de mon amoureux contre le mien, endormi.
15 octobre 2010
Architecture
De l'autre : construire, expliquer, faire circuler, recevoir et donner.
Entre ces deux pôles, trouver une relation, un rythme, une respiration, ponctués de rires et de plages de repos.
Le risque de dispersion est encore bien grand, même s'il s'éloigne tout de même.
Cela dessine un nouveau mouvement, une nouvelle vie.
Prendre soin de m'y trouver.
14 octobre 2010
10 octobre 2010
Week-end paisible
Des moment très actifs, mais sans urgence particulière, pour œuvrer au quotidien de notre famille ;
des moments intenses, qui m'ont laissée pleine de gratitude, d'avoir trouvé ce qui me porte ;
des moments légers avec mes enfants, à faire confiance à la vie en eux,
du temps pour ne rien faire, pour dormir, pour discuter,
le temps de lire un grand livre, le dernier roman de Barbara Kingsolver " un autre monde".
Après cette parenthèse de ressourcement, je m'apprête à retrouver les rythmes saccadés habituels. J'espère les danser plus légèrement, habitée par ces moments de vie.
9 octobre 2010
4 octobre 2010
Résurgence (3)
En dessous de la nuque.
Un sensation très spéciale, celle d'une force qui joue tout au long de la colonne.
Depuis j'ai l'image de l'oie sauvage de Nils Holgersson, celle qui est capable de voler des centaines de kilomètres par-dessus les nuages, et d'accomplir le périple qu'elle doit parcourir.
Depuis, je me suis vue faire des choses inconnues, improbables, comme si c'était facile.
J'espère ne pas oublier la sensation.
Sur mon tapis, le matin, je la cherche. Dans la journée aussi, dès que le doute m'effleure.
C'est si bon, la confiance.

Trouver la vague
28 septembre 2010
La femme-épagneul
Que ce soit clair, il ne s'agit que de jouer avec des relations qui grincent, du fait de mes représentations, pour les huiler !
Exposer mes jugements et a-priori, pour qu'ils se délitent au vent.
Une fois ces précautions prises (et elles sont d'importance !), je vais vous parler de la femme-épagneul.
Je l'aime bien, parce qu'elle est plutôt gentille.
Je l'apprécie, car elle est intelligente, s'intéresse "au fond" des dossiers.
Et en même temps, elle m'agace avec ses "ma pauvre " en permanence, et ses critiques acerbes sur tout le monde.
J'ai l'impression d'avoir 6 ans quand elle me regarde.
Elle se plaint, oui, elle se plaint.
Je la plains de se plaindre autant.
Et pourtant, même si elle en souffre au point de perdre le sourire, elle n'est pas prête à en sortir.
Mordiller, oui, faire "la belle", juste après, et japper.
Secouer les oreilles tristement en regardant de ses grands yeux quand elle prend un coup de pied de plus.
En espérant toujours une caresse du maître qui s'en fout .
Mais pas lâcher la laisse.
Je lui souhaite de découvrir que cette laisse n'existe pas.
Et en attendant, je n'ai pas l'intention de m'y attacher !
Ni de m'épuiser à essayer de la convaincre comme je l'ai tenté ces derniers mois!
"Chacun sa route
Chacun son chemin
Passe le message a ton voisin", comme dit Tonton David.
26 septembre 2010
Les digues
Attendre que le plus gros soit passé en s'occupant les mains à autre chose.
Observer, un peu à l'abri sur les hauteurs.
le flux...
le reflux.
Dans les débris retrouver les petites choses mal digérées de ces jours derniers.
au milieu du reste, des choses très belles aussi.
Souffler pour remettre toutes choses à leur place, ensemble et sans jugement.
"Petit à petit ses mains repoussèrent. Ce furent d'abord des mains de nourrisson, d'un rose nacré, puis des mains de petite fille et enfin des mains de femme."
Femmes qui courent avec les loups, Clarissa Pinkola Estes, p539.
La nuit est tombée sur la montagne
La nuit est tombée sur la montagne. Quand tu me liras, il fera peut-être nuit au-dehors, chez toi.
Ouvre ta fenêtre, regarde les étoiles et ces myriades de mondes infiniment plus vastes que le nôtre, regarde l’Espace qui les contient, regarde la nuit qui nous déborde, le jour qui vient…
Regarde encore…
La conscience, ou la Présence, qui contient cet Espace, cette nuit et ce jour qui vient.
Regarde,
es-tu cela ?
Jean-Yves Leloup, Lettres à un ami athée, Editions Philippe Rey, 2008, Lettre I
(Merci, Lynxxe, pour cette découverte !)
24 septembre 2010
17 septembre 2010
Ces petits riens
Être insatisfaite du premier résultat obtenu par autant d'efforts et accepter que tout ne puisse pas être atteint d'un coup.
Ne plus me sur-adapter à outrance en niant mes besoins et mes limites.
Prendre le temps de contempler l'arc-en-ciel.
Passer au concret, et m'y sentir bien.
16 septembre 2010
Résurgence ( 2)
Un espace dévoilé d'un coup, dégageant de l'air, de la lumière, de la liberté de manœuvre.
En y repensant, j'ai tout de même déjà ressenti cela. Quelques rares fois, le temps de m'habituer à ces nouveaux degrés de liberté jusqu'à les intégrer dans mes habitudes.
Maintenant j'aspire à ce que ces dévoilements, petits ou grands, s'étendent, s'amplifient, se multiplient.
J'aspire à la fraicheur.
14 septembre 2010
Résurgence
La manière dont je sens ce temps de résurgence advenir, après tant d'années à œuvrer dans l'ombre.
Mais, non, il me faut aller dormir ;-) demain peut-être ?
10 septembre 2010
Aventure nocture
J'ai rêvé d'un endroit particulièrement vivant.
Un coin de nature sauvage : une prairie à l'herbe verte et grasse, une rivière, une forêt.
Il y avait un homme là-bas. Assez âgé, solide toutefois, noueux.
Il m'a guidé dans cet endroit, m'a permis de traverser la rivière. Sans mots.
Plus tard dans mon rêve, nous avons fait l'amour. Je sens encore sa peau ridée sous mes doigts. C'était étrange, et bon aussi.
Une nuit, après l'amour, nous avons voulu aller nous baigner dans la rivière.
Alors que nous approchions, un bruit énorme a surgi.
A la fois claquement d'un bec puissant et grondement.
Un vent violent s'est levé, énorme force qui s'est approchée de nous à toute allure pour nous dévorer.
Nous avons couru de toutes nos forces et nous sommes réfugiés, le cœur battant, dans la maison. C'était moins une.
Frayeur sacrée devant cette immense force sauvage ( cela m' a fait penser aux puissances des livres de Carlos Castaneda).
Ce matin en écrivant ce rêve est venue la phrase suivante :
7 septembre 2010
La femme-pintade
Tout à l'heure, je crois que j'ai compris ce qui me dérange. Ce ne sont pas tant ses critiques qui sont judicieuses sur le fond et la forme ( elle a un œil de lynx et débusque toutes les imprécisions) que la manière dont elle s'y prend.
1ère phase : Elle commence par un compliment mielleux ( un peu trop pour être sincère mais la première fois on s'y laisse prendre).
2ème phase : La salve de reproches démarre. D'abord de façon mesurée. "Peut-être est-ce délibéré mais" " Peut-être n'ai-je rien compris mais" etc.
3ème phase : Le rythme s'accélère, la voix, déjà incisive, se perche de plus en plus, la mégère prend de l'ampleur, elle s'envolerait presque. Elle ne s'arrête que parce qu'une nouvelle réunion démarre, tant l'euphorie la prend de voir son adversaire KO.
J'ai sincèrement du mal à en rire. Certainement parce qu'elle touche en moi cette culpabilité face au travail imparfait...
La prochaine fois, je tâcherai de la voir enfler. Ou alors se transformer en pintade ?
Ou alors imaginer mon travail comme un gruyère où les bulles ne rendent le fromage que meilleur ?
"Prendre du recul face à ce qui n'est pas juste" disent les yogasutra ;-) C'est un long chemin, pfuuuit
De l'oeuf au papillon

"Il y a quatre stades dans la transformation du papillon ...l'œuf, la chenille, la chrysalide et le papillon qui en émerge. Ce que la plupart d'entre nous ignorent, c'est ce qui rend la métamorphose possible...ce qui change la chenille en papillon. Les chenilles ont dans leur corps des cellules spéciales qu'on appelle des disques imaginaux qui contiennent tous les germes du changement.
Tu vois, la chenille se prépare à ce grand changement en mangeant tant et plus. Lorsqu'elle est assez grande, elle secoue son corps et mue. Elle se défait de sa peau qui est devenue trop grande. Elle se secoue et se dépouille. Puis juste au bon moment, elle trouve une feuille ou une branche et s'y attache en tissant un fin fil de soie en une petite pelote, devenant ce qu'on appelle la chrysalide. La chrysalide est une peau durcie qui se développe et protège la chenille pendant qu'elle se transforme. A l'intérieur de la chrysalide, la chenille perd totalement sa structure et devient une sorte de bouillie.
Diana expliqua ensuite que les disques imaginaux libèrent les germes du changement qu'ils contiennent, permettant à la chenille de se transformer en un magnifique papillon."
Ce passage est extrait d'un livre vraiment magnifique : "Se reconnecter à la magie de la vie" de Joyce C. Mills. L'auteur utilise des métaphores et des histoires issues de plusieurs cultures pour accompagner les difficultés et changements d'une vie. Chacune me touche et me bouleverse.
6 septembre 2010
Retour au crépuscule
Mais là, le professionnel s'estompe dans la pénombre.
La silhouette des arbres, intensément vivants, uniques. Ebouriffés dans leurs feuilles qui roussissent.
L'air autour de moi, qui s'enroule comme une écharpe fraiche et douce,
Les bruits qui coulent des fenêtres ouvertes.
La lumière particulière de cet instant charnière.
Tout est un peu suspendu ; joie du vivant.
5 septembre 2010
Exploration de ma colère
Elle éveille en moi une colère beaucoup plus grande que moi.
Tout plutôt que me laisser aspirer par le tourbillon de mélasse.
J'y associe faiblesse et renoncement.
Et je ne peux renoncer.
Car renoncer c'est sombrer, risquer d'être perdue corps et âme.
C'est parce que ma mère n'a pas renoncé que je suis là.
Je porte sa force et cette crainte extrême,
de disparaître en faiblesse, de renoncer.
Renoncer certes non,mais m'abandonner à ce qui est,
trouver le fil de l'eau vive,
celle qui chuchote et rit dans ma vie
3 septembre 2010
1 septembre 2010
Ouvrir un espace
J'ai porté toute la journée cette sensation d'irréalité devant ce que j'ai rêvé, ce pour quoi j'ai œuvré tant et plus, et qui se met en place "avec facilité".
Je touche du doigt une fois encore combien l'obstacle est en moi.
La confiance, toujours, en ce qui me porte, le courage pour persévérer avec ardeur, la mémoire de ce qui a porté ses fruits.
30 août 2010
Une fleur sur ma route
"Ca me fait du bien, me dit-elle, je pratique même tous les matins". Oh...
29 août 2010
Allegro non troppo
Garder l'allégresse comme support.
Prendre soin de l'ancrage.
Maîtriser l'accélération pour garder le souffle.
28 août 2010
Replanter
A les regarder ce soir, elles ont trouvé une autre aisance.
Ah oui, au fait, je cherche activement un endroit pour mes nouvelles activités.
Le doute ? Envolé !
Ces fins d'été décidément sont une période propice au renouveau ...
27 août 2010
Un chemin escarpé
Au milieu d'autres chemins escarpés, exigeants, uniques
Oser découvrir un nouveau panorama, oser respirer le ciel,
les pieds sur le rocher tiédi.
Laisser les ombres donner plus d'éclat encore à la lumière,
profiter de chaque nuance de gris, intensément.
26 août 2010
De la difficulté d'être portée
se placer face à face à une assez grande distance,
en me penchant poser mes paumes sur celles de ma comparse.
D'abord prendre contact, "se flairer".
Trouver la bonne distance, ajuster la position des bras.
Puis démarrer le jeu.
Me laisser porter.
Écouter mes tensions, mes blocages.
Le bassin, les épaules.
Laisser infuser, débloquer.
Débusquer l'émotion et la laisser être.
Celle d'oser se reposer, d'en être digne.
Savourer le temps d'un instant.
Puis porter.
Donner mon poids pour accueillir celui de l'autre.
Être fiable et vivante à la fois.
Puis expérimenter le partage. Trouver un équilibre juste
respirer ensemble,
s'étirer ensemble
esquisse de cathédrale.
Observer les autres expériences.
Les pieds, les hanches, les épaules, les visages.
Lire des histoires de vie et admirer ce qui s'exprime, ce qui bouge.
24 août 2010
23 août 2010
20 août 2010
18 août 2010
16 août 2010
en écho à Pierre Rabhi
Il y a un espoir, chaque fois que ce que nous faisons dépasse notre bénéfice court terme...
14 août 2010
12 août 2010
Invasion de grenouilles mutantes ?
11 août 2010
Nettoyages ( suite)
Noir, méchant.
Comme les anguilles d'un Miyasaki ( le sortilège de Princesse Mononoké)
Le toucher l'a réveillé, le combat était violent.

Il a fallu trouver des chemins pour le faire partir.
Bouger.
La posture du poisson.
Puis les paumes des mains, les plantes de pieds, et la nuque pour évacuer la fumée blanche. C'est comme s'il était parti "en poudre".
Retrouver de la lumière, apprécier la douceur dans de longues expirations.
Paix retrouvée.
5 août 2010
Nettoyages
Des m3 vidés, triés, rangés ou à donner.
La poussière aspirée, lavée.
Un peu d'espace où l'énergie se meut plus librement.
Il y aurait encore à faire, mais je m'autorise à profiter d'une pause.
Alors, hier, je me suis dit qu'il fallait peut-être passer à l'intérieur.
J'ai tenté un jeûne, et buté sur l'obstacle. Je n'ai tenu que 15 heures...
L'obstacle n'est pas physique. C'est la peur du vide.
C'était salutaire de le sentir. De quoi travailler.
En attendant, j'ai décidé de limiter le remplissage. Moins pour les kilos que pour l'obscurité à l'intérieur.
Depuis ce midi, j'apporte mon déjeuner au bureau ;-)
C'était bon, suffisamment copieux, le juste nécessaire : demi-melon, lentilles aux carottes, tomate, polenta aux épices. Suffisamment de tisane aussi.
Tenir la distance, maintenant.
4 août 2010
Autrement
...de persévérer au milieu du gué plutôt que chercher autre chose
...de ne pas chercher ailleurs ce qui ne peut être qu'intérieur
...de ne pas remplir le vide qui s'installe, mais de le contempler
...de ne pas ressasser, rêvasser, peurs et rêves stériles
...de jouir de la vie, là.
Faire autrement, c'est une chose, mais être autrement ...
Observer, accepter, ce premier pas.
2 août 2010
Les grimasques
"Les poussins vivent dans un immense pays, de l'autre côté des livres. Seul Blaise a le pouvoir d'ouvrir des portes magiques et des passage secrets dans les livres pour les traverser. Dès qu'il y a un livre quelque part, dans une chambre, une bibliothèque, un forêt, une montagne, un berceau, une épicerie, dès qu'il y a un petit bout de page emporté par le vent dans les nuages, ou tombé derrière une armoire, il y a des poussins. Ils peuvent aller d'un livre à l'autre, en passant au travers de tous les livres de tous les pays du monde entier. Ils sont partout.[...]"
Vite vite, car une demi-heure plus tôt je ne savais pas que la fête aurait lieu ce soir. Rencontre improbable dans le hall d'un magasin où je ne vais jamais, à l'autre bout de la capitale.
Vite, vite, le temps de trouver une boutique ouverte, d'improviser un cadeau, de l'emballer dans du papier de soie, et de trouver cette carte avec Blaise le poussin masqué.
Vite, vite, recopier ces phrases en ayant en tête celles-ci.
"Les poussins sont des poussins de livres, ils ne meurent jamais. C'est impossible[].Une fête pour profiter de la santé revenue, pour célébrer l'amitié et la vie.
Les poussins n'ont pas peur de la Mort, d'ailleurs, ils lui font plein de grimasques []."
Une fête pour être ensemble.
Une fête de grimasques, sans gris masques.
Envie de dire merci à ce qui ouvre le cœur, au présent.
Les citations vient des "mille secrets de poussins" de Claude Ponti, pages 4 et 632. Et voici un échantillon de grimasques.

30 juillet 2010
Brasser le passé
Il y a douze ans, je faisais connaissance avec mon fils.
Son regard d'alors. Sa voix grave aujourd'hui.
Il est dur et doux d'être loin de ceux que j'aime. Dur de ne pouvoir les serrer contre moi, faire la fête avec eux.
Doux d'être seule. Luxe de pouvoir dormir en plein jour. Luxe de pouvoir entreprendre à mon rythme et sans interférences ces grands rangements qui ne peuvent être réalisés sinon.
Dur de vider. Trier, choisir, écarter ou élire.
Doux d'essayer toutes ces peaux successives dont certaines sont encore moi, peut-être plus moi que jamais. D'autres juste de vieilles peaux mortes.
Seule, sans l'interférence d'un autre regard.
Brasser les souvenirs sans nostalgie.
Et demain, à la lumière, conclure la séquence.
Boucler les grands sacs qui quitteront la maison.
Nettoyer et ranger ce qui restera.
Faire de la place au présent.
25 juillet 2010
29 juin 2010
27 juin 2010
La complainte du miroir
du silence pour la chambre d'écho,
du vent pour apporter la mer ici,
plus loin encore, plus près aussi.
Tournoiement infini de la spirale qui pourtant jamais ne repasse au même point.
La souffrance
de ce qui n'est pas encore trouvé, intégré.
hors du contrôle, juste la maîtrise de l'équilibre
sur le courant sans cesse changeant.
Vivre là, dans ce courant, sans prise,
en riant, hors d'haleine, apaisée.
Recherche du dedans,
peu importe la couleur du courant.
Une petite fille sauvage,
une grande femme sereine,
poupe et proue du navire,
grand arbre craquant de vie.
Lâcher, lâcher le contrôle,
ne plus craindre la folie,
laisser parler ce qui porte,
en dehors de toute convention.
Accepter d'être hors du temps,
hors du monde,
avec les chevaux sauvages
vivre, vivre enfin.
en résonance de "l'enfant bleu" d'Henry Bauchau
24 juin 2010
Etrangeté
Au point d'en rester muette de longues minutes, tant j'en ai été bouleversée.
Poitrine et jambes légères, et ce silence à l'intérieur...
Une expérience à renouveler...
23 juin 2010
Le collier
Dénouer le lacet, faire glisser les perles précautionneusement jusqu'à ce que l'une d'elles s'échappe.
Petit ploc de ce qui explose en se répandant.
Un gémissement de petite fille s'en échappe.
L'écouter, le recueillir pour qu'il puisse abreuver la terre dessécher, faire œuvre fertile.
Écouter le silence pour percevoir ce qui est juste, entre continuer, ou attendre.
14 juin 2010
l'attente ( suite)
Un pas vers la sortie de la culpabilité de l'avoir "abandonné" ces dernières semaines.
L'odeur tristoune de désinfectants, les portes toutes pareilles et les chariots, la chemise bleue ouverte à l'arrière, le voisin qui ronfle depuis trois jours pour tenter de se remettre.
L'hôpital comme un lieu d'attente en dehors du monde.
Si loin des enfants qui se roulent dans l'herbe du parc en face.
Et surtout son regard, sans les mots.
Regard presque fixe de celui qui se regarde dans tes yeux.
Pour s'y raccrocher ? Pour s'y voir
Sa peur, la mienne. Tellement présentes qu'elles mangent l'espace entre nous.
Mon impuissance.
Quelle ressource trouver en moi?
11 juin 2010
L'attente
Ces opérations. L'incertitude vitale.
La mort aussi. Toute proche.
Faire silence pour, par-delà l'inquiétude, trouver l'amour, la confiance. La force d'être.
Deux ans déjà que mon père est mort.
Retrouver la sensation d'être connectée à cet homme que j'ai si mal connu.
Et le vent sur le Rhône.
L'autre versant
Le col, je sais quand je l'ai passé. Il a fallu peu de temps finalement. La peur était là, la confiance, même si... Ce qui s'est passé, c'est autre chose. Le ciel est apparu. Immense, majestueux. Et le vent. Celui qui traverse les plaines, apporte le souffle de la mer même en ces lointaines contrées. Il a dispersé le brouillard en un clin d'œil ! Force et apaisement.
Depuis, je foule l'herbe verte d'un pâturage plein de fleurs de printemps. Tellement plus simple, même quand le soleil se cache.
10 juin 2010
Le possible et l'impossible
Complexité qui ne veut donner un fil à tirer pour la résoudre.
Et puis d'un coup, il suffit d'oublier l'impossible pour que quelque chose, soudain, trouve sa place. Se dénoue, se raconte, se partage, s'ouvre.
Ce sont des instants où quel que soit le sujet je ressens une grande joie, celle du vent maritime qui promène les embruns dans un ciel remué. Un vent de désir, qui ouvre la poitrine, fait respirer plus large.
J'en dansais sur le parvis en partant ce soir. Ananda ?
7 juin 2010
Persévérer
En m'arrêtant juste un instant, le temps d'observer ce qui se passe et de décider de persévérer.
Jouir de la satisfaction qu'il y a à accomplir ma tâche , de mon mieux.
Petite victoire sur ce qui dérape souvent.
yogah citta vritti nirodahah ( le yoga c'est l'arrêt des fluctuations du mental )
Yoga-Sutras
6 juin 2010
Les opposés ( suite)
A la fin de chaque vérité il faut ajouter que l’on se souvient de la vérité opposée.Pascal
A la fin, dit Pascal ; en même temps, dit le yoga.

Ce qui rejoint les principes du yin et du yang :
- pas de yang sans yin et inversement ;
- le yang en son extrême devient le yin et inversement ;
- le yin contient du yang et inversement.
5 juin 2010
4 juin 2010
Les opposés
Avec le sempiternel refrain de l'envie de (trop?) bien faire , obstacle à l'action.
Juste( ?) lâcher, lâcher encore. En mobilisant, à l'opposé l'envie de vivre, enfin.
2 juin 2010
Challenge : j'arrête de râler
Oh comme ça arrive à point ce matin de bouderie maussade pour moi.
Je garde ça pour le décider quand je me sentirai prête.
Promis, je ferai signe ici !
31 mai 2010
Pense-bête : tendre et détendre
Les détendre permet de mieux les contracter, et inversement.
A observer dans les relations
30 mai 2010
29 mai 2010
28 mai 2010
Un rêve
Mais cette nuit, après une de ces insomnies de trop plein de vie, après les séances de yoga du jeudi soir, un rêve intense.
Au début, je me souviens d'une animation de groupe de travail avec des gens énervés, à bout. Je suis moyennement contente de ma prestation, car l'atmosphère est lourde, chargée d'orage et de colère. Je ne me souviens pas avoir déjà animé un groupe aussi difficile, et surtout n'être arrivée ainsi à rien.
Je sors dans la rue, fatiguée. Il fait nuit noire. Je frissonne un peu.
Un homme interviewe des gens sur le trottoir. Il s'approche de moi, allume la lumière. Elle me vrille le front, ça fait mal. Cet homme me veut du mal. Je refuse et m'éloigne.
Et c'est alors que ça dérape. Le gars commence à me courir après, dans une rage noire. Se joignent à lui les gens qui étaient en réunion avec moi tout à l'heure. Ils sont armés de battes de base-ball, hurlent, veulent me tuer. Je m'enfuis, cherche une solution. je vois trois boutiques encore éclairées, sur une sorte de petite place et en choisis une pour m'y réfugier. C'est celle de droite. La porte est large, la lumière accueillante. J'espère que la présence d'autres que moi désamorcera cette colère folle à laquelle je ne comprends rien. Comme si j'étais une petite fille perdue à qui on veut faire du mal et qui cherche une présence bienveillante.
J'arrive dans une bibliothèque. Des femmes, lentement, rangent des livres, un sourire léger aux lèvres, le sourire de la dame à la licorne. Elles ont un visage diaphane, presqu'irréel.
Je me réfugie au premier étage, dans une sorte de mezzanine qui est le bureau de la responsable. Celle-ci m'a accueillie, et ferme les volets électriques intérieurs. elle, est bien ancrée, bien vivante, dynamique. Les hommes , qui ont peut-être tué les bibliothécaires ( je ne me souviens pas) , commencent à grimper au niveau du bureau et à frapper violemment les fenêtres.
Je sais qu'elles ne vont pas tenir. C'est une impasse. Et soudain une grande porte s'ouvre à l'arrière vers un jardin, très vert, et plein de soleil. Nous nous enfuyons à toutes jambes. Ce sont comme des jardins ouvriers, quelques cultures vivrières et du linge qui sèche et claque au vent. Des clôtures pas très hautes, quelques arbres, de quoi se faufiler sans trop d'effort.
Nous nous séparons pour maximiser nos chances et les disperser. Je crois que mes sauveuses sont tuées. Je ne sais comment , mais je cours, je saute les barrières.
A un moment, je sais que j'ai semé mes poursuivants. J'arrive au bord de la mer. Il y a des vagues, chaudes. Je sens distinctement leur caresse de gros animal bienveillant sur mes pieds nus. Soulagement. L'angoisse s'en va instantanément.
Je me dirige alors lentement vers une gare toute proche. Je vois les traces mouillées de mes pas sur le sol. Bonheur simple de vivre, d'être au soleil.
A la gare, je rencontre une femme un peu plus grande que moi. Elle a un visage fin, un chignon châtain clair, est élégante avec une grande jupe mode, et une veste originale. Elle se tourne vers moi et m'appelle sa sœur. Nous nous sommes instantanément reconnues même si nous ne nous étions jamais encore rencontrées.
Le réveil me tire alors de ce rêve bouleversant, marquant. Je n'aurai pas le temps de l'écrire de la journée mais il est resté aussi vif. Il s'y est passé quelque chose que je ne peux oublier.